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Un hymne au rugby argentin

15 juillet 2011

Depuis plusieurs jours, la polémique fait rage en Argentine: comment est-il possible que Lionel Messi ne chante pas l’hymne national avant les matchs? ce joueur prodige, qui participe actuellement à la Copa America organisée en Argentine, s’est attiré de vives critiques dans le monde du football. Mais beaucoup ont également pris sa défense, en expliquant notamment que ses performances sur le terrain valaient bien toutes les déclarations d’amour patriotiques. Spécialiste du rugby, le journaliste Jorge Búsico s’est mêlé au débat. Dans une chronique publiée par le quotidien La Nación, il juge ridicule de comparer l’exaltation des rugbymen argentins au moment de chanter l’hymne national avec l’attitude réservée de plusieurs footballeurs de l’Albiceleste. « Dans le rugby, et pratiquement exclusivement dans ce sport, l’hymne fait partie de la culture. Cela remonte au début du siècle passé, quand les Anglais ont choisi de l’incorporer au protocole pour voir si cela leur permettait de se motiver. L’hymne est alors devenu une espèce de cri de guerre qui n’a rien à voir, contrairement à ce que pensent certains, avec des questions nationalistes », écrit Jorge Búsico. « Un match de rugby ressemble à une bataille et n’a rien à voir avec le football. Une partie de foot commence par une passe derrière laquelle une équipe commence à construire son jeu. Au rugby, le coup d’envoi consiste à envoyer le ballon en l’air et vers l’avant afin que les huit avants aillent directement chercher le contact avec leurs adversaires qui les attendent. Dès le premier instant, une équipe cherche à démontrer sa puissance à sa rivale ».

Chanter à tue-tête peut donc être un excellent moyen de se motiver. Mais au rugby également, on constate souvent des différences au sein d’une même sélection, tous les joueurs ne vivant pas de la même manière le moment des hymnes. Et comme le rappelle Búsico , il ne suffit pas de chanter plus fort que son adversaire pour gagner la rencontre. Et il prend un exemple douloureux pour étayer son propos: le match d’ouverture de la Coupe du monde 2007 qui a vu les Pumas battre la France (17-12). Les deux équipes affichaient une motivation similaire au moment des hymnes (cf vidéo Pumas ci-dessous). « Mais les Pumas étaient tout simplement supérieurs ce jour-là ». Agustín Pichot, qui était le capitaine de cette équipe argentine sur la pelouse du Stade de France , revient sur ce match dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« . O.B.

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