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Les Samoa sans le sou

24 juillet 2011

Il faut descendre très bas dans le classement mondial des PIB établi par la Banque mondiale pour trouver les Samoa. En 2010, cet archipel pointe à la 178e place (sur 188), juste un peu au dessus des Tonga (183). Mais à la différence des Fidji ou des Tonga, les Samoa font partie de la liste des pays les moins avancés établie par la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Une situation qui explique aisément la difficulté pour cet archipel d’environ 180.000 habitants de soutenir financièrement son équipe nationale de rugby, Manu Samoa, dans sa préparation pour la Coupe du monde. Du coup, la Fédération locale a décidé de lancer un appel aux dons. Au milieu de la page d’accueil de son site Internet figure un onglet «Dons », juste au-dessus d‘une vidéo dans laquelle Premier ministre samoan Tuilaepa Sailele Malielegaoi encourage les rugbymen samoans (cf vidéo ci-dessous). Il leur faut 6.5 millions de talas pour préparer la Coupe du monde, soit environ 2 millions d’euros. Grâce aux sponsors, pratiquement un tiers de cette somme devrait être couverte. Et les Samoa comptent sur la solidarité pour boucler le reste du budget.

Le récent coup d’éclat des joueurs samoans face à l’Australie, battue chez elle le 16 juillet (23-32), prouve à quel point cette équipe peut se montrer compétitive. La plupart des internationaux samoans sont professionnels car ils évoluent dans de grands clubs des championnats européens ou du Super Rugby. Or, ils doivent pouvoir s’entraîner dans de bonnes conditions pour avoir le même rendement avec leur sélection. Et s’il est intéressant de voir que la mobilisation internationale via Internet porte ses fruits –  les dons ne cessant d’arriver -, il revient aux instances du rugby de trouver des solutions durables pour ces nations. « Etant donné la manière dont le rugby international est structuré, on a tendance à oublier entre deux Coupes du monde à quel point ces îles sont fortes. Ces petites pays nous offrent les moments les plus palpitants des Coupes du monde », rappelle le chroniqueur Chris Rattue dans The New Zealand Herald. Comme le raconte Didier Camberabero dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite », les Bleus avaient ainsi été « secoués » en 1987 par les Fidji en quart de finale. Et ceux de 2011 auront l’occasion de « goûter » aux Tonga le 1er octobre pour leur dernier match de poule.O.B.

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