h1

Les All Blacks ne se tapent pas des drops

25 juillet 2011

Depuis la dernière désillusion en date de la Nouvelle-Zélande en Coupe du monde, une question revient régulièrement dans les médias qui s’intéressent au rugby: pourquoi les All-Blacks n’utilisent-ils pas plus le drop ? Le 6 octobre 2007, ils n’avaient perdu que de 2 points en quart de finale face aux Bleus (18-20). Les Français avaient pris l’avantage à la 69e minute, grâce à un essai de Yannick Jauzion transformé par Jean-Baptiste Elissalde. Il restait donc encore plus de dix minutes pour tenter de reprendre la marque et un drop leur aurait suffit. Mais les trois-quarts néo-zélandais avaient raté le coche, s’attirant ensuite les foudres de nombreux chroniqueurs. « Une chose est sûre, les All Blacks ont commis plus d’erreurs que le jeune arbitre [Wayne Barnes]. Ils ont eu la haute main sur le match presque jusqu’à la fin, et ils n’ont même pas pu se créer une bonne opportunité de drop, alors que les occasions ne manquaient pourtant pas. On ne pouvait que repenser à un autre match, à Sydney, il y a quatre ans, quand une charge éblouissante du grand capitaine anglais Martin Johnson a ouvert une fenêtre en or pour Jonny Wilkinson », écrivait le chroniqueur Chris Rattue dans le quotidien The New Zealand Herald au lendemain de l’élimination des All Blacks. Il faisait alors allusion au drop victorieux de Wilkinson en finale de la Coupe du monde 2003 face à l’Australie. A la décharge des Néo-Zélandais, il leur arrive rarement de disputer des rencontres serrées au cours desquelles le drop ressemble à une arme fatale.

Il ne fait pas de doute que les All Blacks ont travaillé cette phase de jeu au cours des quatre dernières années.  « Même si leurs entraîneurs ne donnent aucune information, les ouvreurs Dan Carter (cf photo ci-dessus) et Colin Slade se sont entraînés à taper des drop », écrit le site sud-africain IOL. Mais il faudra probablement atteindre les matchs de phase finale de la prochaine Coupe du monde pour les voir en action. Si l’on regarde les statistiques, on constate que les All Blacks ont inscrit des drops une édition sur deux: aucun drop lors des éditions de 1991,1999 et 2007, un seul lors de celles de 1987 et 2003 et quatre en 1995. Comme le rappelle Paul Thomas dans le magazine The New Zealand Listener, le plus beau et le plus surprenant avait alors été marqué par le troisième ligne Zinzan Brooke, le 18 juin 1995 face à l’Angleterre en demi-finale (cf « Rugby, Coupe du monde inédite« ). O.B.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :