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Bleus vs Blacks : Au diable les valeurs

18 octobre 2011

Il faudra beaucoup de cœur et aussi un peu de talent pour battre dimanche prochain les All Blacks chez eux, à l’Eden Park, au cœur d’un pays chauffé à blanc. Et pour se ressouder, rien de tel que les critiques, parfois justifiées, auxquelles l’équipe de France doit faire face actuellement. Avant la demi-finale contre l’Australie, le journal néo-zélandais Herald Sunday titrait « 80 minutes et on va bien rire » en évoquant la finale à venir contre les Bleus. Un titre volontairement provocateur agrémenté d’une photo de Sonny Bill Williams et Israel Dagg en pleine crise de rire à l’entraînement (cf ci-dessus). Marc Lièvremont, lui, savoure. « Cela fait un petit moment que les joueurs rigolent bien des titres de la presse d’une manière générale », explique le sélectionneur. Avant d’ajouter, plus sérieux cette fois : « C’est ce qui a permis qu’ils se retrouvent, qu’ils se resserrent ». Et cette volée de critiques ne provient pas seulement de la presse néo-zélandaise qui dans cette histoire se contente d’un objectif attendu : vendre du papier.

Certains ont sans doute perdu l’occasion de se taire. Ainsi l’allier Anglais Chris Ashton s’est fendu d’un tweet, probablement trop vite rédigé, dans lequel il s’exprime à propos de la défaite des Gallois face aux Bleus : « Je n’arrive pas y croire. Qu’est-il arrivé à ce sport ! Le pays de Galles méritait de gagner. Ça ruine les valeurs du rugby ». Quelles valeurs ? Que l’équipe qui joue à 14 et qui développe du jeu doit forcément s’imposer ? Pour arriver en finale, le Quinze de France n’a  volé personne. Aujourd’hui, le tweet de Chris Ashton ne figure plus dans la liste de ceux envoyés par l’ailier de Northampton. Pas très futé quand on est censé défendre les valeurs du rugby. Et, en premier lieu, d’assumer ses actes.

On peut s’inquiéter pour l’avenir du rugby et du jeu pratiqué. C’est une vieille rengaine qui revient à chaque Coupe du monde. En 1995, les Sud Africains sont champions du monde en éliminant les Bleus au cours d’une demi-finale marquée par un arbitrage à sens unique. En 1999, les Australiens décrochent la timbale mondiale (face à des Bleus éblouissants en demi-finale) avec un jeu stéréotypé, sans génie mais terriblement efficace (cf vidéo ci-dessous). En 2003, les Anglais dominent le monde à base de cocottes et de drops bien sentis. En 2007, la finale qui sacre les Sud Africains (face aux Anglais) accouche de 91 coups de pied alors que la moyenne de l’édition se situait à 56 (Cf le livre Rugby, Coupe du monde de rugby inédite). Si les Bleus ont volé quelque chose. C’est juste l’idée du French Flair. Qui a disparu depuis belles lurettes. S’il a un jour existé… E.M

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