Archive for the ‘Divers’ Category

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Bleus versus All Blacks : le poids des chiffres (2)

22 octobre 2011

On vous avait déjà proposé cette note avant le match de poule entre la Nouvelle-Zélande et la France disputé le 24 septembre et gagné par les All Blacks (37-17). Finale oblige, voici une version mise à jour qui intègre la dernière victoire en date des All Blacks sur la France.

50 confrontations

Les Français et les Néo-Zélandais se sont affrontés à 50 reprises. Le bilan global est largement favorable aux Blacks : 37 victoires, un match nul, et 12 défaites. Soit un pourcentage de 74% de victoires… Leur première confrontation remonte au 1er janvier 1906. La Nouvelle-Zélande s’était imposée 38 à 12 au Parc des Princes. En terre néo-zélandaise, le XV de France est revenu vainqueur à quatre reprises seulement (sur 23 déplacements).

 17 ans

Cela fait 17 ans que les All Blacks n’ont pas perdu dans leur jardin de l’Eden Park (cf histoire de ce stade mythique dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). Leur dernière défaite date d’un test-match face à la France le 3 juillet 1994. Sous la houlette de Pierre Berbizier, la bande du capitaine Philippe Saint André était venue à bout des All Blacks au cours d’un match épique (23-20).

 5 matchs

En Coupe du monde, les Blacks et les Bleus se sont affrontés à cinq reprises. Le bilan comptable affiche trois victoires pour les All Blacks, deux pour les Français. Les Bleus l’ont emporté en 1999 (demi finale) et en 2007 (quart de finale). En 1999, Marc Lièvremont, aujourd’hui sélectionneur du XV de France, était sur le pré en troisième ligne aux côtés d’Olivier Magne et Christophe Juillet. En revanche, en 1987, lors de la  première Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, les Français n’avaient pas pu résister aux All Blacks, en finale de l’épreuve, chez eux à l’Eden Park (9-29). En 2003, lors de la petite finale de la Coupe du monde en Australie, les Néo-Zélandais n’avaient laissé aucune chance (défaite : 13-40) à des Français démobilisés par leur défaite en demi-finale face à l’Angleterre. Trois joueurs français qui seront dimanche dans les 22 ont disputé cette rencontre : Dimitri Yachvili, Damien Traille et Jean-Baptiste Poux. Et les Bleus se sont inclinés le 24 septembre (17-37).

1 victoire

Marc Lièvremont a déjà goûté à la victoire de ses joueurs sur le sol néo-zélandais. Si dans le Panthéon du  rugby français, on célèbre volontiers la victoire de 1979 (un 14 juillet…) et la série victorieuse de deux test match en 1994, on oublie souvent que les Bleus de Lièvremont se sont imposés le 13 juin 2009 à Dunedin face aux All Blacks (27-22). Une rencontre marquée par un formidable essai, plein de conviction, de François Trinh-Duc…(voir la vidéo). C’était d’ailleurs le premier capitanat de Thierry Dusautoir. Sur les 22 joueurs français désignés par Marc Lièvremont pour affronter les Blacks dimanche à l’Eden Park, 12 joueurs ont participé à cette victoire de 2009 : Damien Traille, Maxime Médard, Maxime Mermoz, Vincent Clerc, François Trinh-Duc, Dimitri Yachvili, Thierry Dusautoir, Fabien Barcella, William Servat, Nicolas Mas, Dimitri Szarzweski et Fulgence Ouedraogo. E.M

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Tous les 12 ans, les Bleus jouent une finale

15 octobre 2011

Après 1987 et 1999, les Français disputeront une nouvelle finale de Coupe du monde, le 23 octobre 2011 à l’Eden Park. Ils ont battu les Gallois en demi-finale d’un petit point (9-8). A la 19e minute du match, le capitaine gallois Sam Warburton a été expulsé et les Diables rouges ont joué en infériorité numérique jusqu’à la fin du match.  Promis, on sera plus loquaces dans les heures et jours à venir sur ce blog à propos de la prestation des Bleus mais on voulait vous donner ce résultat. La troisième fois sera-t-elle la bonne pour les Bleus qui courent depuis 24 ans après un titre de champion du monde? Ils connaîtront demain leur adversaire, l’autre demi-finale voyant la Nouvelle-Zélande et l’Australie s’affronter. O.B.

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Les Néo-Zélandais attendaient une autre marée noire

10 octobre 2011

Le 5 octobre, le Rena, un porte-conteneurs battant pavillon libérien d’une capacité de 47 000 tonnes (cf vidéo ci-dessous), s’est échoué sur un récif réputé pour sa faune et sa flore, à 22 km au large de la ville de Tauranga (île du Nord), qui est le principal port d’exportation du pays. En cas de rupture de la coque, le navire pourrait déverser 1 700 tonnes de fuel dans la mer et souiller l’une des plus belles baies du pays. Du pétrole a été trouvé sur les plages à proximité de l’incident, que des équipes de nettoyage s’empressent de ramasser. La région est une station balnéaire très populaire, avec de longues plages dorées célèbres pour leurs spots de surf, et la pêche de loisir (cf photo de Mount Maunganui, station balnéaire qui jouxte Tauranga). Cette catastrophe en pleine Coupe du monde de rugby devrait trouver un écho encore médiatique très important. Dans ce pays où la population est très sensibilisée à la défense de l’environnement, à l’instar de l’ex All Black Anton Oliver (cf le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ), l’information est très largement relayée. Elle fait notamment la une du site Internet du quotidien The New Zealand Herald, reléguant au deuxième plan la qualification des All Blacks pour la demi-finale. Et certains ne manqueront pas de noter que c’est une autre marée noire que les amateurs de rugby espèrent voir à l’occasion de cette septième édition de la CDM.  O.B.

PS: merci aux Petits Pères voyageurs qui ont mis la photo ci-dessus à disposition du blog

(cf photo ci-dessus)

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Les demi-finalistes de 1987 sont de retour

9 octobre 2011

Vingt-quatre ans après la première édition de la Coupe du monde, organisée en Australie et en Nouvelle-Zélande, les supporters peuvent ressortir les banderoles et les calicots de 1987. On retrouve en effet les quatre mêmes nations en demi-finales: le pays de Galles, la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cette dernière a dominé ce 9 octobre l’Argentine (33-10). Une rencontre gagnée par les All Blacks grâce à la précision de leur demi-de-mêlée Piri Weepu, qui a marqué 7 pénalités, et deux essais de Kieran Read et Brad Thorn.  Les Argentins ont également marqué un essai, signé Julio Farías Cabello.

Les oppositions ne sont cependant pas les mêmes qu’en 1987. A l’époque, les All Blacks avaient défié le pays de Galles en demi-finale, et la France avait joué, et gagné, contre l’Australie (cf vidéo ci-dessous). Cette fois, les deux équipes du Nord joueront l’une contre l’autre, tandis que la Nouvelle-Zélande et l’Australie, données favorites pour cette compétition, disputeront un « clásico » de l’hémisphère Sud. Les deux rencontres se dérouleront à Auckland dans le stade de l’Eden Park (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). O.B.

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Bakkies Botha veut rester un Springbok

6 octobre 2011

Le deuxième-ligne sud-africain Bakkies Botha (72 sélections) a déclaré forfait le 5 octobre pour le reste de la Coupe du monde de rugby en raison d’une blessure au tendon d’Achille contractée lors d’une séance d’entraînement. Le joueur, qui devait rejoindre le RC Toulon juste après cette compétition, est rentré en Afrique du Sud pour se soigner. Il n’a pas caché son émotion au moment de quitter ses partenaires et de mettre un terme à cette Coupe du monde, la troisième de sa carrière. En 2007, les Springboks avaient notamment pu décrocher le titre de champions du monde grâce à un redoutable attelage en deuxième-ligne, composé de Bakkies Botha (cf vidéo ci-dessous, match entre les Lions et les Springboks) et Victor Matfield.

Les supporters sud-africains ont tout de même un motif de réconfort: Botha a déclaré qu’il espérait disputer encore deux ou trois saisons en équipe nationale. Mais comme le rappelle le site sud-africain Keo.co.za, il ne sera pas simple pour ce joueur âge de 32 ans de retrouver son poste. « L’entraîneur Peter de Villiers hésite à sélectionner des joueurs partis à l’étranger, et tant que l’on ne connaîtra pas l’opinion de celui qui succédera à de Villiers, il est probable que les joueurs locaux soient choisis. Interrogé sur ce point, Botha a répondu : ‘Cette situation ne m’inquiète pas. C’est du 50-50′ », rapporte le site. Comme il l’indique sur son site Internet, le RCT comptait sept joueurs en Nouvelle-Zélande. Et Botha est le deuxième blessé, après l’Argentin Juan Fernandez-Lobbe, victime d’une rupture des ligaments croisés. Et deux joueurs sont encore en lice: le Français Alexis Palisson et l’Anglais Jonny Wilkinson. Ils s’affronteront samedi en quart-de-finale. O.B.

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Tuilagi met son protège-dents aux enchères

6 octobre 2011

En portant un protège dents de marque OPRO lors de la Coupe du monde, le trois-quart centre samoan Alesana Tuilagi (cf vidéo) n’a pas respecté les règles imposées par les organisateurs de cette compétition. Il a été condamné à verser une amende de 10.000 dollars néo-zélandais (5750 euros) pour ce manquement aux règles. Selon le quotidien The New Zealand Herald, la marque OPRO s’est engagée à payer cette somme. Mais Tuilagi (cf vidéo ci-dessous) a choisi de profiter de cette sanction pour venir en aide aux boxeurs professionnels samoans qui s’entraînent dans des conditions très difficiles. Il a mis en vente sur Trade me, un site d’e-commerce, le fameux protège-dents, ainsi qu’une paire de crampons portés pendant cette CDM.

Son jeune frère aura peut-être une idée similaire. Car Manu Tuilagi, qui joue pour l’Angleterre, a commis la même infraction lors de la rencontre contre la Géorgie, en portant un protège-dent d’une autre marque. Dans une interview vidéo accordée à la BBC, il explique l’avoir porté dès le premier match de la Coupe du monde, contre l’Argentine, sans se rendre compte de son erreur. Sur les images, Tuilagi est très contracté et rigole de l’incident. Probablement car la prime promise aux joueurs en cas de victoire en quart de finale face à la France couvrira largement le montant de cette amende… O.B.

MISE A JOUR 12/10/2011: l’enchère gagnante s’est élevée à 3 500 euros

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Walsh ne siffle plus que sur le terrain

5 octobre 2011

Pour l’arbitre du quart de finale entre l’Angleterre et la France, qui aura lieu le 9 octobre à Auckland, la Coupe du monde 2011 revêt forcément une importance particulière. Car Steve Walsh est né en Nouvelle-Zélande voilà 38 ans et c’est là qu’il a commencé sa carrière d’arbitre. Mais ce n’est pas sous les couleurs néo-zélandaises qu’il participe à cette Coupe du monde. Pour la Fédération internationale de rugby (IRB), Steve Walsh est « australien ». Car il fait partie des arbitres rattachés à la Fédération australienne de rugby (ARU) retenus pour cette septième édition de la Coupe du monde.

Walsh, qui a débuté sa carrière internationale en 1998, a participé aux trois précédentes éditions sous les couleurs néo-zélandaises (juge de touche en 1999, arbitre de champ en 2003 et 2007). Mais ses écarts de conduite ont conduit la Fédération néo-zélandaise (NZRU) à mettre fin à cette collaboration en 2009. Comme le rappelait le site néo-zélandais Stuff en avril 2009, il avait connu une première suspension lors de la Coupe du monde 2003 après une vive altercation avec un préparateur physique de l’équipe d’Angleterre. En 2005, il se voyait reprocher les insultes proférées contre l’ailier irlandais Shane Horgan lors d’un match des British Lions en Nouvelle-Zélande. Il multipliait aussi les frasques hors du terrain, en raison notamment d’une forte consommation d’alcool . Une dernière incartade en 2009, une nuit de beuverie lors d’une conférence internationale d’arbitres, lui a définitivement coûté sa place.

La retraite de Walsh n’a cependant pas duré très longtemps. Il s’est vu offrir une nouvelle chance en Australie. Après avoir arbitré dans le championnat local et dans le Super Rugby, il a de nouveau dirigé une rencontre internationale en novembre 2010, à l’occasion d’un match entre le pays de Galles et l’Afrique du Sud (cf vidéo ci-dessous). Car Steve Walsh s’est racheté une conduite, renonçant à l’alcool et aux fêtes arrosées. Et ses performances dans l’édition 2011 ont conduit l’IRB à le sélectionner pour les phases finales. Il a déjà arbitré deux fois les Bleus dans cette compétition, face au Japon et aux Tonga (cf photo ci-dessus, carton jaune pour Estebanez). O.B.