Archive for the ‘Europe’ Category

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Coup de sifflet final

27 octobre 2011
Lancé le 14 juillet dernier à l’initiative de deux journalistes Olivier Bras et Eric Mugneret, le blog En route vers l’Eden a tenu sa promesse de vous faire vivre la Coupe du monde de rugby grâce à des infos décalées et originales. La Coupe du monde de l’Ovalie s’achève avec des Bleus qui finissent au pied du paradis, défaits d’un seul point par les All Blacks à l’Eden Park (7-8). Un grand merci à tous nos lecteurs, assidus ou non, qui ont franchi un jour les portes de ce blog. Nous remercions également nos partenaires, des sites indépendants qui traitent (bien) du rugby et dont la liste se trouve sur notre site. Il est temps pour nous de ranger les claviers. La prochaine Coupe du monde aura lieu en 2015 en Angleterre. C’est la mythique enceinte de Twickenham, dans la banlieue de Londres, qui accueillera la finale. Pour les supporters européens, il sera plus simple et moins onéreux d’aller soutenir leurs équipes! Et l’équipe de France est certaine de pouvoir prendre ses marques dans cette enceinte avant cette compétition, à l’occasion notamment du Tournoi des VI Nations 2013 et 2015. E.M. et O.B.
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Les Gallois n’abandonnent pas leur capitaine

20 octobre 2011

Un match pour la troisième place est toujours une duel entre nations déçues qui ont vu s’envoler leur rêve de finale. L’affrontement entre les Gallois et les Australiens, qui aura lieu ce vendredi 21 octobre à l’Eden Park, n’échappe pas à ce schéma. Mais pour les Diables rouges, ce match aura une importance toute particulière. Car l’équipe galloise garde un goût très amer après sa demi-finale contre la France, perdue d’un petit point (8-9). Elle juge trop sévère l’expulsion de son capitaine Sam Warburton dès la 19e minute pour un plaquage dangereux. Une décision qui a contraint les Gallois à disputer trois-quart de la rencontre en infériorité numérique. Et loin d’en vouloir à Warburton, les joueurs veulent désormais lui rendre justice en décrochant la médaille de bronze face aux Wallabies. Car le jeune troisième-ligne, qui a écopé d’une suspension de trois semaines (cf photo), ne pourra pas participer à cette rencontre. Le pilier Gethin Jenkins sera le capitaine des Gallois en petite finale.

Pour le quotidien gallois South Wales Morning Post, il ne s’agit pas simplement d’une question d’orgueil. Il revient sur la dernière Coupe du monde, lorsque les Pumas ont battu les Bleus en petite finale. Ils avaient ainsi validé leur très beau parcours dans l’édition de 2007. Et les Gallois se doivent de faire de même. « L’équipe de Warren Gatland a réalisé une belle compétition à cette date, en gagnant plein de nouveaux amis et de supporters grâce à son professionnalisme, l’implication de ses joueurs et son rugby entreprenant« , écrit le journal. En battant l’Australie, les Gallois ne se contenteraient pas de ramener au pays des médailles de bronze. « Si les Gallois venaient à perdre, ils termineraient cette Coupe du monde sur un bilan mitigé de quatre victoires et trois défaites qui ne reflèterait pas correctement leurs brillantes performances au cours des six dernières semaines« , ajoute le journal. O.B.

PS: Cliquez ici pour découvrir la composition des deux équipes.

MISE A JOUR 21/10/2011: les Australiens ont battu les Gallois (21-18) et décroché la troisième place de cette CDM. En 1987, les Gallois avaient gagné la petite finale face à ces mêmes Wallabies (22-21)

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Gatland a pensé à tricher, et alors ?

19 octobre 2011

Si l’expulsion du capitaine gallois Sam Warburton a fait couler beaucoup d’encre, la sortie sur blessure du pilier Adam Jones dès la 8ème minute de la demi-finale contre la France est passée au second plan. Pourtant, ce coup dur a fortement pesé sur la tenue de la mêlée galloise et sur le destin de cette rencontre. Et les propos de Warren Gatland qui a confié avoir pensé à simuler une blessure de l’un de ses piliers en disent long sur l’importance de ce fait de jeu. « Nous avons discuté avec mes entraîneurs si nous devions simuler une blessure de l’un de nos piliers et se diriger vers des mêlées simulées. Mais, d’un point de vue moral, j’ai décidé que ce n’était pas une bonne chose à faire », a déclaré Warren Gatland. Le règlement de l’IRB est clair : lorsqu’une équipe n’a plus de piliers à sa disposition, l’arbitre doit ordonner des mêlées simulées, c’est-à-dire sans aucune poussée possible. En coulisses, l’IRB n’a que très peu apprécié les propos du sélectionneur du XV du Poireau. Paddy O’Brien, patron des arbitres de cette Coupe du monde, et Gatland ont d’ailleurs eu l’occasion d’en parler hier. Mais on voit mal comment l’IRB pourrait sanctionner un sélectionneur dont le seul tort est d’avoir pensé à tricher… E.M

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La France battra-t-elle encore l’Angleterre ?

19 octobre 2011

L’élection du nouveau président de la Fédération internationale de rugby (IRB), qui a lieu ce mercredi 19 octobre, va donner à une belle empoignade entre deux anciens deuxième-ligne. D’un côté le Français Bernard Lapasset (cf photo), président de l’IRB depuis le 1er janvier 2008 et candidat à un nouveau mandat de quatre ans. De l’autre, l’Anglais Bill Beaumont, vice président de l’IRB et ancien joueur du XV de la Rose (41 sélections). « On s’attend à ce que les Fédérations néo-zélandaise et australienne soutiennent Beaumont qui a promis de réformer le modèle commercial de l’IRB et celui des Coupes du monde« , explique le site néo-zélandais Stuff. Il précise cependant que les petites nations du rugby peuvent faire pencher la balance entre les deux candidats dans ce scrutin qui s’annonce serré.

Jusqu’au dernier moment, les tractations iront bon train entre les candidats et les différents pays membres, ainsi que les confédérations régionales qui possèdent également un droit de vote. Soit 26 voix en tout*. Dans le camp anglais, la méfiance est de mise. « Un président anglais de l’IRB avant la Coupe du monde 2015 en Angleterre serait certes du meilleur effet. Mais la Fédération anglaise de rugby (RFU) est extrêmement impopulaire dans le monde entier« , rappelle le quotidien anglais Daily Express, qui redoute de voir  » l’Angleterre perdre de nouveau face à la France » . Les Bleus ont en effet déjà joué un bien mauvais tour au XV de la Rose en quart de finale de cette Coupe du monde. Battus 19 à 12, les Anglais sont rentrés chez eux avec des valises pleines de regrets et de polémiques. Car c’est surtout en dehors des terrains, par leur frasques nocturnes, que les Anglais se sont illustrés en Nouvelle-Zélande. O.B.

*Huit pays ont 2 voix chacun: la France, L’Angleterre, le pays de Galles, l’Irlande, l’Ecosse, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie. Quatre ont 1 voix: le Canada, le Japon, l’Argentine, l’Italie. Les autres voix sont réparties entre les six confédérations régionales (Confédération africaine de rugby, Asian rugby Football Union,…)

MISE A JOUR (1): Le Conseil mondial de l’International Rugby Board (IRB) a finalement décidé ce 19 octobre de repousser cette élection au mois de décembre 2011

MISE A JOUR (2): Bernard Lapasset a été réélu le 12 décembre pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l’IRB, et ce dès le premier tour. Il a obtenu 14 voix et a ainsi battu son vice-président Bill Beaumont

A lire sur le même sujet: Lapasset dans les pas de Ferrasse

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Un bookmaker rembourse les paris gallois

17 octobre 2011

Geste commercial, solidarité celte ou simple coup de pub ? Le bookmaker Irlandais Paddy Power a décidé de rembourser tous les paris misés sur la victoire du pays de Galles avant l’expulsion de leur capitaine Sam Warburton à la 19ème minute, rapporte le site Walesonline. Le joueur a écopé d’un carton rouge sorti de la poche de l’arbitre (irlandais) Alain Rolland pour un plaquage cathédrale sur Vincent Clerc (cf vidéo ci-dessous). Le bookmaker va ainsi rembourser 200 000 livres sterling (228 000 euros) de mises. Sur Twitter, le bookmaker a expliqué : « On a décidé de rembourser toutes les sommes misées sur une victoire du pays de Galles. Une décision juste, contrairement à celle dont a écopé Warburton. Avec lui, le pays de Galles aurait gagné.» Il faut dire que l’élimination du pays de Galles en demi-finale est plutôt une bonne nouvelle pour le bookmaker d’un point de vue financier. Une place en finale des gallois aurait coûté bien plus cher aux bookmakers. Certains s’inquiétaient de voir cette équipe, dont la victoire finale était cotée à 80/1 cet été, réaliser un tel parcours. Sam Warburton, lui, est déjà passé devant une commission de discipline de l’IRB. Il a écopé d’une suspension de trois semaines. Il ne jouera donc pas la petite finale, le 21 octobre, face aux Wallabies. Son retour sur les terrains est prévu le 7 novembre prochain à l’occasion du premier tour de Heineken Cup, son équipe des Cardiff Blues recevant le Racing Métro 92.

E.M (avec Rugby News Service)

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Les Gallois voient rouge

16 octobre 2011

Depuis 24 heures, les supporters gallois ne décolèrent pas. Comment l’arbitre irlandais Alain Rolland a-t-il pu sortir un carton rouge à leur capitaine Sam Warburton dès la 19e minute de la demi-finale contre la France ? Réduits à 14, les Gallois ne pouvaient plus défendre leurs chances de la même manière. Ils se sont pourtant montrés largement dominateurs et ont perdu cette rencontre d’un tout petit point (8-9). Après cette cruelle défaite, la décision d’Alain Rolland est analysée sous toutes les coutures. Dans les règles du jeu définies par la Fédération internationale de rugby (IRB), une partie est réservée au jeu déloyal. Et le point 10.4 stipule notamment que « soulever un joueur du sol et le laisser tomber ou le pousser vers le sol alors que ledit joueur a toujours les pieds en l’air de telle sorte que sa tête et/ou le haut de son corps heurte le sol est un acte de jeu dangereux« . Et le point 10.5 prévoit que « tout joueur qui enfreint toute Règle relative au Jeu déloyal doit être soit réprimandé, soit averti et temporairement exclu pendant une période de dix minutes, ou définitivement exclu« .

L’arbitre Alain Rolland a certes opté pour la sanction la plus sévère, mais il l’a fait dans le cadre des règles qui régissent ce sport. Elles ont été modifiées après une Tournée des Lions britanniques en Nouvelle-Zélande. Le 25 juin 2005, le trois-quart irlandais Brian O’Driscoll était victime d’un plaquage cathédrale (ou spear tackle) asséné par le talonneur all black Kevin Mealamu et son coéquipier Tana Umaga (cf vidéo ci-dessous). Gravement blessé à l’épaule, il a ensuite été indisponible pendant cinq mois. Son absence a suscité une très vive polémique dans le monde du rugby qui a débouché sur un texte baptisé « amendement O’Driscoll ». Son objectif était clair: protéger l’intégrité des joueurs en interdisant ce genre de plaquage. Malgré cela, on assiste encore fréquemment à ce genre de gestes lors de matchs internationaux. Vincent Clerc peut en attester! Dans cette Coupe du monde, il a également été victime d’un plaquage cathédrale contre le Tonga. Le fautif, Sukanaialu Hufanga, avait alors écopé d’un carton jaune. Le trois-quart centre Fabrice Estebanez avait écopé de la même sanction lors de cette rencontre après avoir « retourné » un joueur des Tonga. Des décisions arbitrales « clémentes » qui ne peuvent que renforcer le dépit des Gallois. O.B.

PS: le chroniqueur néo-zélandais Chris Rattue a signé une intéressante tribune dans laquelle il prend la défense d’Alain Rolland. Pour lui, Warburton est le seul coupable dans cette affaire avec ce geste que le monde du rugby ne peut pas tolérer

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France-Galles: une première en Coupe du monde

14 octobre 2011

Les deux équipes se sont affrontées à 88 reprises. Les Gallois sont en tête du bilan comptable des face à face : 43 victoires, 42 défaites et 3  nuls. Mais la période récente plaide largement en faveur des Français. Sur les 13 dernières oppositions entre les deux pays, la France a décroché 10 victoires. Le dernier match entre les deux équipes remonte au mois de mars lors du dernier Tournoi des Six nations, au stade de France. A la clef : une large victoire du XV de France (28-9, cf vidéo-ci-dessous). Sur les quinze titulaires choisis par Marc Lièvremont pour défier les Gallois le 15 octobre à l’Eden Park, 11 étaient présents au coup d’envoi de ce match. Seul Jean-Baptiste Poux, Dimitri Yachvili, et les deux centres Maxime Mermoz et Aurélien Rougerie n’ont pas joué cette rencontre. Alors que les Bleus ont déjà joué en Coupe du monde face à l’Ecosse, l’Irlande, ou l’Angleterre, c’est la première fois que le XV de France rencontrera les Gallois, adversaires pourtant familier dans le Tournoi. Si les Diables rouges n’ont joué qu’une seule demi-finale de Coupe du monde en 1987, les Bleus s’apprêtent à disputer leur cinquième demi-finale consécutive (1995, 1999, 2003, 2007, 2011). Un record que la France partage avec la Nouvelle-Zélande. Titulaire samedi, Imanol Harinordoquy est le seul joueur encore en lice dans cette Coupe du monde à avoir disputé les demi-finales des deux dernières éditions (2003 et 2007).

La forme galloise

Les Bleus s’apprêtent à jouer une équipe en pleine confiance qui ne s’est inclinée que d’un petit point face à l’Afrique du Sud (16-17) lors des poules et a poussé les Irlandais vers la sortie en quart de finale. Résultat ? Le pays de Galles est désormais la meilleure nation européenne au classement IRB, juste devant la France. Le Quinze du Poireau pointe à la quatrième place. Et les Bleus devront se méfier du rythme gallois. Depuis le début de la compétition, Warren Gatland n’a utilisé que 22 des 35 joueurs à sa disposition pour disputer les premiers matchs de la Coupe du monde. C’est de très loin le plus petit nombre de joueurs sollicités par les quatre demi finalistes (pays de Galles, France, Nouvelle-Zélande, Australie). Les Gallois finissent toujours mieux leurs matchs que leurs adversaires, faisant souvent la différence dans le dernier quart d’heure. Ils pourront aussi compter sur un autre atout, dans les airs cette fois. En matchs de poules, les Gallois ont chipé un total de 12 ballons en touche sur lancer adverse. Aucune équipe n’a fait mieux. E.M.