Posts Tagged ‘Angleterre’

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La France battra-t-elle encore l’Angleterre ?

19 octobre 2011

L’élection du nouveau président de la Fédération internationale de rugby (IRB), qui a lieu ce mercredi 19 octobre, va donner à une belle empoignade entre deux anciens deuxième-ligne. D’un côté le Français Bernard Lapasset (cf photo), président de l’IRB depuis le 1er janvier 2008 et candidat à un nouveau mandat de quatre ans. De l’autre, l’Anglais Bill Beaumont, vice président de l’IRB et ancien joueur du XV de la Rose (41 sélections). « On s’attend à ce que les Fédérations néo-zélandaise et australienne soutiennent Beaumont qui a promis de réformer le modèle commercial de l’IRB et celui des Coupes du monde« , explique le site néo-zélandais Stuff. Il précise cependant que les petites nations du rugby peuvent faire pencher la balance entre les deux candidats dans ce scrutin qui s’annonce serré.

Jusqu’au dernier moment, les tractations iront bon train entre les candidats et les différents pays membres, ainsi que les confédérations régionales qui possèdent également un droit de vote. Soit 26 voix en tout*. Dans le camp anglais, la méfiance est de mise. « Un président anglais de l’IRB avant la Coupe du monde 2015 en Angleterre serait certes du meilleur effet. Mais la Fédération anglaise de rugby (RFU) est extrêmement impopulaire dans le monde entier« , rappelle le quotidien anglais Daily Express, qui redoute de voir  » l’Angleterre perdre de nouveau face à la France » . Les Bleus ont en effet déjà joué un bien mauvais tour au XV de la Rose en quart de finale de cette Coupe du monde. Battus 19 à 12, les Anglais sont rentrés chez eux avec des valises pleines de regrets et de polémiques. Car c’est surtout en dehors des terrains, par leur frasques nocturnes, que les Anglais se sont illustrés en Nouvelle-Zélande. O.B.

*Huit pays ont 2 voix chacun: la France, L’Angleterre, le pays de Galles, l’Irlande, l’Ecosse, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie. Quatre ont 1 voix: le Canada, le Japon, l’Argentine, l’Italie. Les autres voix sont réparties entre les six confédérations régionales (Confédération africaine de rugby, Asian rugby Football Union,…)

MISE A JOUR (1): Le Conseil mondial de l’International Rugby Board (IRB) a finalement décidé ce 19 octobre de repousser cette élection au mois de décembre 2011

MISE A JOUR (2): Bernard Lapasset a été réélu le 12 décembre pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l’IRB, et ce dès le premier tour. Il a obtenu 14 voix et a ainsi battu son vice-président Bill Beaumont

A lire sur le même sujet: Lapasset dans les pas de Ferrasse

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Les Anglais dépriment

10 octobre 2011

C’est le pire résultat de l’Angleterre en Coupe du monde depuis 1999. Après deux finales consécutives de Coupe du monde (2003, 2007), les Anglais ont tiré leur révérence au stade des quarts de finale. Une grosse claque pour l’Angleterre et son sélectionneur Martin Johnson. Le quotidien The Independent rappelle qu’en 2007 Brian Ashton, le prédécesseur de Johnno, n’avait eu que quelques mois pour préparer la Coupe du monde en France, où les Anglais avaient atteint la finale de l’épreuve (cf vidéo ci-dessous). « En comparaison, Martin Johnson a disposé de trois ans et demi, d’un soutien financier sans limites de la Fédération anglaise et d’un accès privilégié aux joueurs dont ses prédécesseurs rêvaient pour préparer la Coupe du monde », écrit le journaliste Chris Hewett. Le contrat de Martin Johnson doit s’achever en décembre prochain. En attendant que la fédé anglaise statue, dans les prochaines semaines, sur le sort du sélectionneur anglais, cette dernière a déjà annoncé la mise en place d’une enquête sur le rugby d’outre-Manche et les raisons de cette élimination précoce.

Pour ne rien arranger au marasme ambiant, la Coupe du monde du Quinze de la Rose se termine sur une nouvelle fausse note en dehors des terrains. Dimanche, le lendemain de la défaite des Anglais face aux Bleus, le jeune centre anglais Manu Tuilagi a été interpellé par la police néo-zélandaise et conduit brièvement au commissariat central d’Auckland. Plusieurs joueurs anglais, accompagnés de leurs familles, avaient décidé, en attendant leur vol retour, de s’offrir une petite excursion à Waiheke, une île située dans le golfe Hauraki, à une trentaine de minutes en bateau d’Auckland. Alors que le ferry était sur le point d’accoster dans le port d’Auckland, Manu Tuilagi s’est offert un petit plongeon pour rallier à la nage l’embarcadère…Ce qui lui a valu une petite visite du commissariat central d’Auckland. « Je suis vraiment désolé. Ce n’est pas une chose à faire et je m’excuse auprès de tout le monde », a expliqué Manu Tuilagi.E.M

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Les Bleus éliminent leurs doutes et les Anglais
Pour Brian Moore, une défaite anglaise serait inacceptable
Tuilagi met son protège dents aux enchères

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Les Bleus éliminent leurs doutes et les Anglais

8 octobre 2011

La quatrième aura été la bonne ! Contrairement à 1991 en quart de finale, et à 2003 et 2007 en demi-finale, ce sont les Bleus qui ont éliminé les Anglais de la Coupe du monde. Les rugbymen français n’avaient battu qu’une seule fois les Anglais en Coupe du monde, lors de la petite finale en 1995 (cf vidéo ci-dessous). Ils ont dominé les Anglais en quart de finale le samedi 8 octobre à Auckland (19-12), redonnant au passage toute sa signification au nom de ce blog. Car les supporters des Bleus ne peuvent que nager en plein bonheur. Leur joie est à la hauteur de la détresse des quatre matchs de poule des Bleus qui, face aux Anglais, ont su faire preuve d’envie, de solidarité et de détermination. Clin d’œil sympathique, on entendait après le coup de sifflet final « On ira tous au paradis » résonner dans l’Eden Park. Les Bleus joueront de nouveau à l’Eden Park le 15 octobre en demi-finale, face au pays de Galles qui a éliminé l’Irlande (22-10).

Pour les Anglais, la phase de poule avait certes été laborieuse mais elle s’était tout de même soldée par quatre victoires sur quatre matchs. Et ils pouvaient logiquement espérer franchir l’obstacle tricolore, les Bleus affichant un maigre bilan de deux victoires et deux défaites dans cette compétition. Mais il n’ont pas réussi à endiguer la fougue française dans cette rencontre ponctuée par deux essais de Vincent Clerc et Maxime Médard. Comme les Bleus, ils ont pourtant également inscrit deux essais dans ce match. Leur buteur Jonny Wilkinson a réussi une transformation au cours de ce match, amenant à 277 le nombre de points qu’il a  inscrits en quatre Coupes du monde. Wilkinson est, de loin, le premier réalisateur de points dans l’histoire de la Coupe du monde. O.B.

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Pour Brian Moore, une défaite anglaise serait inacceptable

6 octobre 2011

Brian Moore, ancien talonneur du XV de la Rose de 1987 à 1995, a depuis longtemps pris ses quartiers dans les colonnes du quotidien The Telegraph. Plein d’humour et très cultivé, Brian Moore régale ses lecteurs avec ses billets d’humeur. Avant le Crunch, l’ancien première ligne, francophile affirmé, a donc pris sa plume. Et ça démarre fort : « Dans leur livre racontant les voyages du Capitaine Cook, Rex et Thea Rientis suggère que les Français ont introduit les maladies vénériennes dans les Iles du Pacifique (…) Quoi qu’il en soit, ce qui incontestable c’est que l’équipe de France est dans un mode virulent d’auto-destruction ». Selon lui, aucun doute possible : dans le contexte actuel, l’Angleterre, si elle joue à son meilleur niveau, est supérieure à la France… A condition que les Anglais respectent quelques règles simples et immuables quand ils jouent face aux Bleus. « Ils devront se tenir à l’un des impératifs qui n’a jamais changé dans les matchs contre la France : ne pas concéder facilement de turn over ou serrer le jeu pour priver les Français de courses ».

Brian Moore ne croit guère à une victoire française même s’il concède : « Il est possible que les Français surprennent tout le monde avec une performance pleine de brio et d’élan, mais cela induirait de l’unité dans l’adversité et quelqu’un qui soit capable de générer un esprit de défi ». Et selon Moore, Marc Lièvremont n’est plus en capacité de le faire et le capitaine Thierry Dusautoir n’a pas joué ce rôle jusqu’à présent. « Alors pourquoi serait-il capable de façonner quelque chose de différent maintenant ? », estime Brian Moore, alias « The Pitbull » (cf surnoms dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). Si le sort du sélectionneur Marc Lièvremont à la tête de l’équipe de France est d’ores et déjà scellé avec l’arrivée de Philippe Saint-André après la Coupe du monde, celui de Martin Johnson dépend du résultat du match de samedi. « La victoire doit revenir à l’Angleterre ; la défaite serait inacceptable. Ne vous trompez pas : le poste de Johnson est en jeu », affirme Brian Moore. E.M

PS: à découvrir sur le site de la BBC, un jeu sympa destiné à faire taire Brian Moore !

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France-Angleterre : un air de déjà-vu

Les Anglais font profil bas

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Tuilagi met son protège-dents aux enchères

6 octobre 2011

En portant un protège dents de marque OPRO lors de la Coupe du monde, le trois-quart centre samoan Alesana Tuilagi (cf vidéo) n’a pas respecté les règles imposées par les organisateurs de cette compétition. Il a été condamné à verser une amende de 10.000 dollars néo-zélandais (5750 euros) pour ce manquement aux règles. Selon le quotidien The New Zealand Herald, la marque OPRO s’est engagée à payer cette somme. Mais Tuilagi (cf vidéo ci-dessous) a choisi de profiter de cette sanction pour venir en aide aux boxeurs professionnels samoans qui s’entraînent dans des conditions très difficiles. Il a mis en vente sur Trade me, un site d’e-commerce, le fameux protège-dents, ainsi qu’une paire de crampons portés pendant cette CDM.

Son jeune frère aura peut-être une idée similaire. Car Manu Tuilagi, qui joue pour l’Angleterre, a commis la même infraction lors de la rencontre contre la Géorgie, en portant un protège-dent d’une autre marque. Dans une interview vidéo accordée à la BBC, il explique l’avoir porté dès le premier match de la Coupe du monde, contre l’Argentine, sans se rendre compte de son erreur. Sur les images, Tuilagi est très contracté et rigole de l’incident. Probablement car la prime promise aux joueurs en cas de victoire en quart de finale face à la France couvrira largement le montant de cette amende… O.B.

MISE A JOUR 12/10/2011: l’enchère gagnante s’est élevée à 3 500 euros

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France-Angleterre, un air de déjà-vu

5 octobre 2011

Un quart de finale de Coupe du monde entre la France et l’Angleterre, ça ne vous rappelle rien ? C’était en 1991 au Parc des Princes. Pour le dernier match de Serge Blanco avec les Bleus (son 93e), le XV de la Rose s’était imposé (19-10) dans une partie de rugby qui est restée dans toutes les mémoires. Ce jour-là, les Anglais ont fait dégoupiller les Français en visant leur point fort, le flamboyant Serge Blanco, à grands renforts de chandelles et d’essuyage de crampons sur le dos de leur adversaire. C’était l’époque de la domination anglaise qui tournait, de ce côté-ci de la Manche, à l’arrogance… Le temps du capitaine Will Carling et de son fameux « Good Game » à la fin des matchs, le temps où les avants anglais étaient forcément les méchants : le talonneur Brian Moore, alias The Pitbull, le pilier Jason Leonard, les troisième-ligne Winterbottom et « Mickey » Skinner  (qui s’explique avec Eric Champ sur la photo), le deuxième ligne Wade Dooley. A l’époque, Français et Anglais ne se parlaient pas ou seulement par voie de presse avant les matchs. Des déclarations qui mettaient (volontairement) de l’huile sur le feu. Depuis, le rugby a profondément changé. Les règles et l’arbitrage aussi… Et le professionnalisme est passé par là.

En 1995, lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, les mangeurs de grenouilles et les rosbeef se sont retrouvés sur le pré lors d’un match pour la troisième place à Pretoria. Les Français l’emportent 19 à 9, avec deux essais signés Olivier Roumat et Emile Ntamack, l’actuel entraîneur des lignes arrières de l’équipe de France. Une victoire qui met fin à sept ans d’invincibilité anglaise face à la France dans le tournoi des V nations de 1988 à 1995. Dans le livre Rugby, Coupe du monde inédite, Laurent Cabannes, ancien troisième-ligne du XV de France, raconte : « Après le banquet officiel, les deux équipes se sont retrouvées dans un bar de Pretoria pour passer la soirée ensemble. Du point de vue du réchauffement des relations entre les deux équipes, ce match a marqué un virage. Des joueurs sont ensuite partis jouer en Angleterre ». Et les Anglais sont venus tenter leur chance en France. Deux internationaux anglais présents en Nouvelle-Zélande sont engagés dans des équipes du Top 14 : Jonny Wilkinson à Toulon et Tom Palmer au Stade Français. D’autres en sont partis récemment comme l’ancien Briviste Steve Thompson, revenu en Angleterre (à Leeds), ou James Haskell, parti vers le Japon après avoir porté les couleurs du Stade Français…La rivalité historique entre ces deux équipes, elle, existe encore. E.M

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Walsh ne siffle plus que sur le terrain

5 octobre 2011

Pour l’arbitre du quart de finale entre l’Angleterre et la France, qui aura lieu le 9 octobre à Auckland, la Coupe du monde 2011 revêt forcément une importance particulière. Car Steve Walsh est né en Nouvelle-Zélande voilà 38 ans et c’est là qu’il a commencé sa carrière d’arbitre. Mais ce n’est pas sous les couleurs néo-zélandaises qu’il participe à cette Coupe du monde. Pour la Fédération internationale de rugby (IRB), Steve Walsh est « australien ». Car il fait partie des arbitres rattachés à la Fédération australienne de rugby (ARU) retenus pour cette septième édition de la Coupe du monde.

Walsh, qui a débuté sa carrière internationale en 1998, a participé aux trois précédentes éditions sous les couleurs néo-zélandaises (juge de touche en 1999, arbitre de champ en 2003 et 2007). Mais ses écarts de conduite ont conduit la Fédération néo-zélandaise (NZRU) à mettre fin à cette collaboration en 2009. Comme le rappelait le site néo-zélandais Stuff en avril 2009, il avait connu une première suspension lors de la Coupe du monde 2003 après une vive altercation avec un préparateur physique de l’équipe d’Angleterre. En 2005, il se voyait reprocher les insultes proférées contre l’ailier irlandais Shane Horgan lors d’un match des British Lions en Nouvelle-Zélande. Il multipliait aussi les frasques hors du terrain, en raison notamment d’une forte consommation d’alcool . Une dernière incartade en 2009, une nuit de beuverie lors d’une conférence internationale d’arbitres, lui a définitivement coûté sa place.

La retraite de Walsh n’a cependant pas duré très longtemps. Il s’est vu offrir une nouvelle chance en Australie. Après avoir arbitré dans le championnat local et dans le Super Rugby, il a de nouveau dirigé une rencontre internationale en novembre 2010, à l’occasion d’un match entre le pays de Galles et l’Afrique du Sud (cf vidéo ci-dessous). Car Steve Walsh s’est racheté une conduite, renonçant à l’alcool et aux fêtes arrosées. Et ses performances dans l’édition 2011 ont conduit l’IRB à le sélectionner pour les phases finales. Il a déjà arbitré deux fois les Bleus dans cette compétition, face au Japon et aux Tonga (cf photo ci-dessus, carton jaune pour Estebanez). O.B.