Posts Tagged ‘Ecosse’

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Défaite interdite pour les Ecossais

30 septembre 2011

Gavin Hastings sera-t-il contraint d’aller acheter du champagne de bon matin ? L’ancien international écossais, qui était sur les podiums des meilleurs marqueurs de points lors des trois premières Coupes du monde, a déclaré au Daily Mail qu’il serait le premier à faire la queue pour acquérir le précieux breuvage pétillant afin de fêter la victoire des Ecossais s’ils battent  l’Angleterre le 1er octobre. Ce match du groupe B décidera de l’avenir des Ecossais dans cette compétition. Lors des six précédentes Coupes du monde, ils ont toujours décroché leur place pour les quarts de finale. Et pour prolonger cette « tradition », ils doivent impérativement battre l’Angleterre à l‘Eden Park. L’idéal serait même qu’il le fassent avec un point de bonus offensif. Le tout en évitant absolument de laisser l’Angleterre marquer un point de bonus….

Les hypothèses comptables sont encore plus nombreuses car elles doivent également prendre en compte le résultat du match entre la Géorgie et l’Argentine qui aura lieu dimanche, le 2 octobre (cf calendrier). Mais elles ont toutes la même base: l’Ecosse a besoin de gagner pour espérer se qualifier. Les récentes confrontations entre ces deux équipes ne plaident cependant guère en faveur des Ecossais: leurs 11 derniers duels ont débouché sur 8 victoires pour les Anglais, 2 pour l’Ecosse (en 2008 en 2006) et un match nul (en 2010, cf vidéo ci-dessous). Et quand l’Ecosse s’est imposée, elle ne l’a fait que grâce à ses buteurs, sans inscrire le moindre essai.

Au vu de ces statistiques, l’Ecosse risque fort de rentrer à la maison plus tôt que prévu. Et ce d’autant qu’elle n’a pas brillé lors de ses trois premières rencontres. Elle a battu difficilement la Roumanie (34-24) et la Géorgie (15-6) et s’est inclinée face à l’Argentine (12-13). L’Angleterre a, elle, remporté ses trois matches de poule. Du coup, les « anciens » tentent de motiver les joueurs par tous les moyens. Hastings explique ainsi que la défaite de 1991 n’est toujours pas passée. L’Angleterre avait alors gagné en demi-finale (9-6). Jamais l’Ecosse et l’Angleterre ne se sont depuis croisées en Coupe du monde. Vingt ans plus tard, l’heure de la revanche est arrivée. O.B.

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Contepomi était au point face aux Ecossais

25 septembre 2011

S’il y a bien un joueur que les Ecossais espéraient ne pas voir sur la pelouse du Regional Stadium de Wellington, c’était lui. Car ils savaient à quel point Felipe Contepomi avait été important en 2007 lors du quart de finale perdu face aux Pumas (13-19). Il avait inscrit 11 points au pied (1 transformation, 3 pénalités) lors de cette rencontre qui avait vu l’élimination des Ecossais de la Coupe du monde. Or, ce même Contepomi, qui est désormais capitaine des Pumas, était très incertain pour le match de poule contre l’Ecosse disputé ce 25 septembre. Une rencontre cruciale dans la course à la qualification pour les quarts de finale de l‘édition 2011. Blessé lors du premier match de l’Argentine dans cette compétition (cf photo ci-dessus), Contepomi était ménagé depuis deux semaines et déclarait encore voilà trois jours ne pas envisager de jouer cette rencontre. Blessé aux côtes, il ne voyait pas comment il pourrait tenir sa place. Mais une protection spéciale lui a finalement permis de disputer cette rencontre qui a vu la courte victoire des Argentins (13-12). Placé au poste de trois-quart centre, Contepomi a inscrit 8 points au pied (2 pénalités, 1 transformation). Et il a ainsi permis à son équipe, malgré un taux de réussite décevant (50%),  de coller au score dans ce match très serré. L’essai décisif a été inscrit à la 73e minute par Lucas González Amorosino (cf vidéo ci-dessous), puis transformé par Contepomi qui a redonné un précieux point d’avance aux Pumas.

Avec cette victoire obtenue sous une pluie battante, l’Argentine occupe désormais la deuxième place du groupe B et peut valider son ticket en quart de finale si elle bat la Géorgie lors de son dernier match de poule, une équipe largement à sa portée. En 2007, ils avaient facilement battu les Géorgiens (33-3). Pour l’Ecosse, seul un exploit face à l’Angleterre lors du dernier match de poule peut permettre une qualification en quart de finale. Les Ecossais ont toujours atteint ce stade de la compétition depuis la première Coupe du monde en 1987. O.B.

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La Géorgie jouera gros

13 septembre 2011

Andy Robinson, le sélectionneur anglais de l’Ecosse, s’attend à un match compliqué face aux Géorgiens réputés pour leur redoutable jeu d’avants (cf vidéo d’un essai géorgien face à la Russie, qualifications pour la Coupe du monde). Il a ainsi inclus 5 avants, dont 4 jouent en première ligne, dans sa liste de remplaçants qui compte seulement deux trois quarts… Interrogé sur ce point particulier, Andy Robinson ne se souvient pas, de mémoire d’entraîneur, d’avoir jamais pris une telle option. Et pour ne rien arranger aux affaires écossaises, les prévisions météorologiques prévoient demain soir à Invercargill de la pluie à gogo à l’heure du coup d’envoi (9h30, heure française). Un temps à ne pas sortir un trois-quarts dehors…

Pour les Géorgiens qui ont dominé le dernier championnat européen des Nations, l’antichambre du tournoi des Six Nations, l’objectif est clair. Battre une grosse cylindrée habituée aux joutes du Tournoi des Six nations et prouver ainsi que le pays mérite sa place dans la plus grande compétition européenne. L’Ecosse et la Géorgie ne sont jamais affrontées en match international. Mais personne n’a oublié la performance des Lelos lors de la dernière Coupe du monde. Au terme d’un match épique, la Géorgie s’était inclinée (10-14) sur le fil face à l’Irlande. Les Géorgiens peuvent compter sur le savoir-faire de Richie Dixon, ancien sélectionneur de l’Ecosse limogé après une retentissante défaite du Quinze du Chardon face à l’Italie en 1998.

Pour débuter le match, Dixon a aligné 13 joueurs qui évoluent dans le championnat français. Quelques noms bien connus comme les piliers David Khinchagishvili (Brive) et David Zirakashvili (Clermont) ou le troisième ligne Mamuka Gorgodze (Montpellier). Quant au capitaine de l’équipe, le demi-de-mêlée Irakli Abuseridze, il est entraîneur-joueur à Auxerre, en Bourgogne. Le site du Rugby Club Auxerrois (fédérale 3) ne manque d’ailleurs pas de saluer son demi-de-mêlée parti aux antipodes. Abuseridze n’est pas le seul du quinze de départ à jouer à ce niveau en France. L’arrière Revaz Gigauri, titulaire demain jouait la saison dernière à Figeac en Fédérale 2. Le pilier écossais Euan Murray, lui, sera bien là…Le match aura lieu le mercredi. Une aubaine pour Murray qui ne joue jamais le dimanche en raison de sa foi (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ) . Il a ainsi raté le match contre la Roumanie dimanche dernier et manquera celui contre l’Argentine dimanche prochain. E.M.

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L’Ecosse a foi dans son pilier Murray

25 août 2011

Le musée national d’Ecosse, situé à Glasgow, a accueilli cette semaine une collection exceptionnelle composée de 30 belles pièces. C’est là que le sélectionneur du XV du Chardon, Andy Robinson, a dévoilé la liste des joueurs qui partiront en Nouvelle-Zélande (cf vidéo ci-dessous). Il a choisi de laisser en Ecosse le jeune troisième-ligne centre Johnnie Beattie. Titulaire lors du match gagné le 6 août face à l’Irlande (10-6), le joueur des Glasgow Warriors pouvait espérer disputer cette année sa première Coupe du monde. Mais il a payé le prix de la foi de l’un de son coéquipier Euan Murray, explique le site d’informations Caledonian Mercury. Fidèle à ses principes religieux, ce pilier évangéliste ne joue pas au rugby le dimanche (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite »).

« Robinson a justifié sa décision de laisser Beattie hors du groupe du fait que ce joueur de 25 ans ne présente pas les mêmes garanties que ses rivaux au poste de numéro 8. C’est peut-être vrai. Mais il aurait probablement eu plus de chances de jouer en Nouvelle-Zélande si Murray n’avait pas refusé de jouer le dimanche », explique le Caledonian Mercury. La raison en est simple : l’Ecosse avait besoin d’un pilier supplémentaire dans son effectif pour compenser l’absence de Murray, qui ne disputera pas le match de poule contre l’Argentine prévu le dimanche 25 septembre (cf calendrier). Robinson aurait certes pu choisir de sélectionner un autre joueur. Mais les réserves écossaises en piliers droits sont maigres et Murray (cf photo ci-dessus) était incontournable. Du coup, Robinson a décidé d’emmener trois piliers droits et deux piliers gauches.

Johnnie Beattie a donc probablement fait les frais de la nécessité pour l’Ecosse d’avoir un robuste cinq de devant. Car elle va affronter de solides paquets d’avants en Nouvelle-Zélande avec des matchs de poule contre la Roumanie, l’Angleterre, l’Argentine et la Géorgie. Et les choix d’Andy Robinson semblent partagés par l’un des plus célèbres chroniqueurs rugby d’Ecosse, un certain John Beattie. Cet ancien international écossais écrit sur son blog de la BBC que la non participation de son fils à la Coupe du monde est certes une triste nouvelle, mais que les déceptions font également partie de la carrière d’un joueur de haut niveau. « Dommage pour les gars qui n’ont pas été choisis et un grand bravo à ceux qui vont prendre l’avion », ajoute John Beattie, en estimant que l’Ecosse pourra compter sur une bonne équipe. O.B.

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Grâce à Gray, l’Ecosse se montre

6 août 2011

Les chevauchées et les charges de ce géant blond avaient impressionné les spectateurs du match Ecosse-France le 5 février 2011. Le deuxième-ligne écossais Richard Gray, alias Richie, décrochait alors sa première titularisation dans un match du Tournoi des VI nations, un an seulement après avoir obtenu sa première sélection au sein de l’équipe d’Ecosse. Et la prestation de ce jeune joueur aux mensurations impressionnantes (2,04 mètres pour 120 kilos) sur la pelouse du Stade de France avait été éblouissante (cf vidéo). A 21 ans, Richard Gray avait alors prouvé qu’il était prêt à renforcer le paquet d’avants écossais.

Il  devrait être l’une des attractions du XV du Chardon en Nouvelle-Zélande s’il fait partie des 30 joueurs retenus pour la Coupe du monde. Les médias écossais relaient depuis plusieurs jours une initiative lancée par son club des Glasgow Warriors. Il propose sur son site Internet de télécharger un masque de Richard Gray et de se faire photographie avec aux quatre coins de la planète. « Il y a une véritable Gray-mania« , écrit le quotidien populaire écossais Daily Record. Des photos ont été prises au sommet de l’Everest, en Afghanistan par des militaires écossais (cf photo ci-dessus)…. Et ces masques devraient logiquement être présents dans les stades néo-zélandais. « La Fédération écossaise de rugby espère que grâce à ces masques, les Néo-Zélandais adopteront l’Ecosse comme leur deuxième équipe après les All Blacks. Et le stratagème pourrait finalement permettre à l’Ecosse de posséder un joueur de renommée mondiale. Il y a eu beaucoup de joueurs très talentueux ces dernières années. Mais depuis Gavin Hastings dans les années 80/90, rares sont les joueurs connus du grand public et qui peuvent être identifiés instantanément« , écrit le quotidien The Scotsman.

Les premières éditions de la Coupe du monde ont effectivement été marquées de l’empreinte de l’arrière écossais Gavin Hastings, Il avait été le troisième réalisateur en 1987 (62 points inscrits) et en 1991 (61 points) et le deuxième meilleur réalisateur en 1995 (104 points) derrière Thierry Lacroix (cf le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). Hastings a décroché 67 sélections en jouant pendant plus de 9 ans pour l’Ecosse. Richard Gray, qui en compte déjà 10, peut espérer réaliser une aussi longue carrière internationale. Il est titulaire ce samedi 6 août pour le match de préparation que dispute l’Ecosse contre l’Irlande. O.B.