Posts Tagged ‘Fidji’

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La Coupe du monde en version colo

26 septembre 2011

Des longues semaines passées ensemble, souvent loin de ses proches. La vie de groupe est l’une des clefs du succès pour bien figurer en Coupe du monde. Et les moments partagés en dehors des terrains de rugby sont le moyen de resserrer les liens du groupe. Pour cela, les équipes de la Coupe du monde ne sont pas en reste.

Angleterre : Partie de chasse nocturne

La semaine dernière, une partie du XV de la Rose s’est offert une petite partie de chasse nocturne. Tom Wood, Tom Palmer et Manu Tuilagi ont joué les apprentis chasseurs dans la région d’Otago. Les trois compères ne sont pas revenus bredouille. A leur tableau de chasse : 50 lapins, quelques hermines et un cerf. Les joueurs anglais ont pu compter sur le soutien d’anciens coéquipiers néo-zélandais du troisième ligne Tom Wood avec qui il a joué il y a quelques années pour la province de North Otago.

Afrique du Sud : Blague de potaches

Pour fêter leur victoire face à la Namibie, les Springboks se sont payés une petite virée nocturne. La joyeuse troupe qui comprenait neuf joueurs de l’équipe, sous la houlette de leur capitaine emblématique John Smit, est partie d’Auckland (le lieu du match) pour rejoindre leur camp de base situé à Taupo, une petite ville réputée pour abriter le plus grand lac du pays. En route, la bande s’est arrêtée dans un bar de Matamata dans la région de Waikato pour combler un petit creux. Mais l’établissement ne servait pas à manger… En sortant, les joueurs ont tenté de dérober une enseigne à la fougère dorée (l’emblème des all black) avant que la propriétaire des lieux n’intervienne. Interrogé par les médias sur cet épisode, John Smit a déclaré : « C’était une bonne vieille blague. Je pense que la propriétaire s’est rendue compte que c’était une plaisanterie une fois que ça s’est calmé »

Argentine : L’art du barbecue

A l’heure du tout diététique, le staff argentin n’a pas osé interdire la pratique de l’asado, cet art particulier du barbecue à l’Argentine. Après leur courte défaite face à l’Angleterre (9-13) en début de Coupe du monde, les Argentins ont profité de leur  jour de relâche pour organiser un barbecue dans les jardins de leur hôtel à Dunedin. Une tradition pour les Pumas. A la manœuvre, on retrouvait deux premières lignes, le pilier Martin Scelzo et le talonneur Mario Ledesma.

 Tonga : Isitolo Maka privé de cheval

Avant de préparer tout au long de cette semaine leur rencontre décisive avec la France, les joueurs tongiens ont pris un dernier grand bol d’air au bord de la mer à Paihia.  Les hommes du Pacifique se sont essayés au parachutisme ascensionnel ou encore au kayak. Isitolo Maka, l’entraîneur tongien, lui, a souhaité faire un petite ballade à cheval… Il a finalement renoncé : « Ils m’ont dit que j’étais trop lourd »

 Fidji : La messe tous les soirs

La foi des joueurs fidjiens n’est plus à démontrer. Avant leur départ en Nouvelle-Zélande, les Fidjiens avaient fait leurs adieux au pays lors d’une messe célébrée dans une église méthodiste de la capitale des Fidji, Suva. Et la prière fait partie intégrante de l’avant-match. « Tous les soirs, nous allons à la messe ensemble. Ça nous rassemble, pas juste mentalement et physiquement, mais aussi au plan spirituel », explique le capitaine fidjien Deacon Manu.

E.M (avec Rugby News Service)

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Le combat du Pacifique

24 septembre 2011

Dans un coin, les Fidji, déjà cinq Coupes de monde au compteur et deux quarts de finale à la clef (1987, 2007). Dans l’autre, les Samoa avec un palmarès similaire: cinq Coupes du monde et deux quarts de finale (1991, 1995). Or, ces deux rivaux du Pacifique ne se sont jamais affrontés en Coupe du monde. Réunies au sein du groupe D, elles auront l’occasion de le faire pour la première fois dimanche, le 25 septembre (cf calendrier). Une rencontre dont le perdant sait qu’il verra s’envoler toutes ses chances de qualification pour les quarts de finale. La lutte s’annonce donc très serrée entre les Samoa et les Fidji qui, dans le dernier classement mondial de la Fédération internationale de rugby (IRB) pointent respectivement à la 12e et à la 14e place. leur dernière confrontation remonte à juillet 2011, lors de la Coupe des Nations du Pacifique, et les Fidji avaient alors emporté cette rencontre (36-18, cf vidéo ci-dessous).

Le quotidien anglais britannique The Guardian décrit l’ambiance très particulière dans laquelle va se dérouler cette rencontre à Auckland. « On estime qu’il y a plus de Samoans vivant en Nouvelle-Zélande que dans leur pays« , rappelle le journal. La photo ci-dessus atteste de leur ferveur et de leur confiance dans l’équipe nationale, qui a réalisé un retentissant exploit en juillet dernier avec une victoire sur l’Australie (32-23). Mais les Fidjiens ont également fait le déplacement en masse FijiTimes pour venir soutenir leur équipe nationale. Et le supporters des deux camps ne peuvent pas imaginer que leurs protégés perdent cette rencontre très attendue. « Le rugby des îles a quelque chose de très spécial, qu’il s’agisse des Fidji, des Samoa ou des Tonga. Et pour une fois, le monde entier aura les yeux sur nous« , explique l’ouvreur fidjien Nicky Little, cité par le journal. Le vétéran, choisi pour être titulaire au coup d’envoi de ce match (cf composition), fait la une du quotidien Fiji times: Little, qui participe à sa quatrième Coupe du monde,  fêtera sa 70e sélection face aux Samoa . O.B.

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Nicky Little ne voit pas le temps passer

16 septembre 2011

A en croire les médias, un « groupe de la mort » hante la Nouvelle-Zélande. Il s’agirait de la poule de qualifications regroupant l’Afrique du sud, le pays de Galles, les Samoa, la Namibie et les Fidji. Mais il ne semble pas si effrayant que cela pour l’ouvreur fidjien Nicky Little. « J’ai entendu des gens dire que c’est la poule la plus difficile. Mais nous ne voyons pas vraiment les choses comme cela. Nous ne nous en moquons pas. Mais nous ne pensons pas à l’adversaire que nous allons affronter car nous participons à une Coupe du monde et nous prenons du bon temps. Ce n’est pas formidable ? », a expliqué Nicky Little à l’issue d’une entraînement en Nouvelle-Zélande.

L’enthousiasme et la sagesse de ce joueur s’expliquent par sa grande expérience et la proche fin de sa carrière internationale. Un véritable « Little Buddha »…. Il a eu 35 ans cette semaine et il dispute en Nouvelle-Zélande sa quatrième Coupe du monde. Il a décroché sa première sélection avec les Fidji en juillet 1996, face à l’Afrique du Sud. C’est cette même équipe qu’il s’apprête à affronter quinze ans plus tard, Nicky Little ayant été retenu pour prendre place sur le banc fidjien des remplaçants pour le match face aux Springboks prévu le 17 septembre à Wellington. Il s’agira de sa 69e sélection.

Il sait que cette rencontre sera très difficile. D’une part parce que l’Afrique du Sud veut se rattraper après un premier match difficilement gagné face au pays de Galles (17-16). Et d’autre part car les Springboks n’ont pas oublié que les Fidjiens leur avaient donné beaucoup de fil à retordre en quart de finale de la dernière Coupe du monde. Nicky Little n’avait malheureusement pas pu disputer cette rencontre. Il s’était gravement blessé au genou gauche lors du match précédent, face au pays de Galles. Les Fidjiens avaient gagné cette incroyable rencontre (38-34) restée comme l’une des plus belles de la dernière Coupe du monde (cf vidéo ci-dessous). Nicky Little avait inscrit 18 points au pied avant de sortir sur une civière. Depuis, il n’a rejoué que cinq fois avec les Fidji. Il portait la saison dernière les couleurs du club anglais de Bristol qui évolue en deuxième division.. O.B.

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Napolioni n’a pas abdiqué

10 septembre 2011

Lors de ses six première sélections avec les Fidji, il n’avait jamais connu la victoire. La roue a enfin tourné pour l’ailier Napolioni Nalaga, qui a participé le 10 septembre au triomphe des Fidj sur la Namibie (49-25). Une victoire qui marque le retour en forme de l’ancien joueur clermontois après de longs mois de disette rugbystique. Arrivé à en 2006 dans le Top 14, il avait décroché le titre de meilleur marqueur d’essais lors des saisons  2007/2008 et 2008/2009 et avait ensuite été élu meilleur joueur du championnat. Enfin, il décrochait en mai 2010 le Bouclier de Brennus. Il avait d‘ailleurs inscrit le seul essai de la finale gagnée par Clermont face à Perpignan (19-6). Il s’est éclipsé quelques mois plus tard. Parti passer quelques jours au Fidji, il a finalement prolongé son séjour, avant de mettre un terme à son contrat avec Clermont. Des problèmes familiaux l’ont contraint à rester sur place. Déprimé, il a délaissé pendant plusieurs mois le rugby de haut niveau. Il s’est simplement entretenu en rejoignant les rangs du club local de la police.

Heureusement pour les Fidji, Nalaga va mieux depuis quelque temps. Il avait pu le prouver dès le mois de juillet lors de deux matchs face à la Nouvelle-Zélande et le Japon. Face aux Japonais, il avait même inscrit deux essais (cf vidéo ci-dessous), ses deux premiers sous le maillot fidjien. Et le sélectionneur fidjien Sam Domoni a du coup choisi de le retenir dans le groupe des 30 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde. Agé de seulement 25 ans, Nalaga peut être l’une des attractions de cette compétition. Une pépite logiquement très convoitée par les clubs français ou étrangers les plus huppés. La province australienne de la Western Force a su se montrer la plus convaincante: Nalaga portera ses couleurs dans le Super 15 la saison prochaine. Mais l’ailier fidjien affirme ne pas oublier le club de Clermont et promet d’y revenir un jour. O.B.

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Paires de frères

6 septembre 2011

La première Coupe du monde a vu deux frères décrocher ensemble le titre mondial: les jumeaux néo-zélandais Alan et Gary Whetton. Ils occupaient respectivement les postes de deuxième-ligne et de flanker chez les All Blacks. En 2007, une autre équipe alignait des frères jumeaux: l’Argentine avec Felipe et Manuel Contepomi, qui ont participé ensemble aux éditions 2003 et 2007. Deux trois-quarts qui ont même composé à cinq reprises  en Coupe du monde la paire de centres des Pumas (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite»). Et ce sera le tour de l’Australie en 2011 avec Anthony et Saia Faingaa.

D’autres frères ont réussi à être sacrés champions du monde ensemble: les premières lignes sud-africains Bismarck et Jannie du Plessis. Tout deux étaient remplaçants lors de la finale gagnée par les Springboks en 2007 face à l’Angleterre. Et ils peuvent espérer obtenir un nouveau titre mondial en Nouvelle-Zélande puisqu’ils font partie du groupe de 30 joueurs retenus pour cette compétition. Un trophée également convoité par une autre paire de frères premières-lignes: les piliers néo-zélandais Ben et Owen Franks (cf photo ci-dessus). Ils jouent aussi dans le même club, celui des Crusaders. Tout comme les du Plessis qui portent les couleurs du même club sud-africain, celui des Sharks.

La compétition qui débute le 9 septembre (cf calendrier) permettra également aux frères italiens Mauro et Mirco Bergamasco de disputer une nouvelle Coupe du monde ensemble, après celles de 2003 et de 2007 (cf vidéo ci-dessous). Pour les Namibiens Darryl et Ryan de la Harpe, il s’agira par contre d’une première. Tous deux sont arrivés voilà peu en équipe nationale, ne totalisant que onze sélections. Et ils auraient même pu jouer en Nouvelle-Zélande avec leur jeune frère, Sergio, qui n’a finalement pas été retenu par le sélectionneur Johan Diergaardt. Il se tient cependant prêt, au cas où… Enfin, la prochaine Coupe du monde permettra également à deux frères tongiens de se retrouver. Mais ils n’évolueront pas ensemble sur la pelouse: Isitolo Maka, qui a porté le maillot des All Blacks, sera l’entraîneur des Tonga, tandis que son jeune frère Finau en sera le capitaine.

MISE A JOUR (07/09): cette note m’a vraiment donné du fil à retordre tant les frères sont nombreux sont cette  CDM et pas mal d’entre eux avaient été oubliés dans la version précédente. Certaines fratries pourtant aux yeux: les Canadiens Jamie et Phil Mackenzie, les Ecossais Sean et Rory Lamont, les Samoans George et Tusi Pisiata ou les Américains Andrew et Roland Suniula. D’autres liens familiaux sont plus difficiles à repérer car les frères ne jouent pas toujours sous le même maillot. C’est le cas d’Alesana Tuilagi (Samoa) et Manu Tuilagi (Angleterre), Salesi Ma’afu (Australie) et Campese Ma’afu (Fidji), ainsi que Sailosi Tagicakibau (Samoa) et Michael Tagicakibau (Fidji). Soit 13 paires de frères en tout dans cette CDM. Cette fois, le compte est bon !

O.B.

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Le pasteur a dit : pas de fautes !

24 août 2011

Avant leur départ pour la Nouvelle-Zélande, les Fidjiens ont eu droit dimanche dernier à un petit sermon d’un pasteur (méthodiste) lors d’une messe dans une église de Suva, la capitale fidjienne. Les Fidjiens avaient décidé de faire leurs adieux au pays lors de ce service religieux, rapporte Associated Press. Rien d’étonnant dans ce pays où rugby et religion sont omniprésents. Après avoir invité les joueurs fidjiens à donner le meilleur d’eux-mêmes, le Révérend Sakariaa Koli a évoqué dans son sermon la discipline, véritable talon d’Achille des îliens. « Il n’y a que deux composantes si vous voulez réussir. C’est de jouer un rugby propre et d’être un joueur discipliné sur le terrain », a prophétisé l’homme de foi. Le Révérend est même allé plus loin en expliquant qu’il était impossible de gagner des matchs avec 13 joueurs sur le terrain. Le 13 juillet dernier, opposés au  Japon lors de la Coupe des Nations du Pacifique, les Fidjiens avaient écopé de deux cartons rouges et trois cartons jaunes ! Résultat : ils ont joué à 12 pendant une partie du match ! Lors de la prochaine Coupe du monde, les joueurs du Pacifique évolueront dans le groupe D, en compagnie de la Namibie, de Samoa, du Pays de Galles et de l’Afrique du Sud (cf calendrier). E.M

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Samo trace sa route

20 août 2011

Les Fidjiens sont soulagés: ils pourront compter sur leur deuxième-ligne Leone Nakarawa pour la prochaine Coupe du monde. Ce joueur était interdit de séjour en Nouvelle-Zélande en raison de son appartenance aux forces armées fidjiennes, Auckland refusant l’entrée de son territoire à tout membre ou proche de la junte militaire au pouvoir aux Fidji. Nakarawa a finalement démissionné et il devrait donc pouvoir participer à la compétition. C’est pourtant un autre deuxième-ligne qui a les honneurs de la presse fidjienne. Son nom est Radike Samo.  Ce natif de Narewa, un village de situé sur l’île fidjienne de Viti Levu, disputera lui aussi la prochaine Coupe du monde. Mais il le fera sous le maillot de l’Australie qui vient d’annoncer sa présence dans le groupe de 30 joueurs retenus pour la compétition.

Le quotidien Fiji Times raconte la surprenante histoire de ce joueur âgé de 35 ans qui a réalisé un incroyable retour pour figurer dans la liste de l’entraîneur Robbie Deans. Malgré son imposant gabarit (1,97 m , 112 kilos), Radike Samo est un joueur explosif. Avec son club des Brumbies, il joue aussi bien dans la cage qu’en troisième-ligne et signe des essais impressionnants (cf vidéo ci-dessous). Il débute  en juin 2004 sa carrière chez les Wallabies. Elle sera très courte puisque après une sixième sélection décrochée en novembre 2004 face à l’Ecosse, Samo n’a ensuite plus été jamais appelé en équipe d’Australie.

En 2006, il  choisit de rejoindre le Stade français avec lequel il sera champion de France en 2007, en évoluant le plus souvent en deuxième-ligne (f photo ci-dessus).  A 31 ans, Samo met ensuite le cap sur le Japon où une paisible fin de carrière semble l’attendre. Mais il parvient en 2010 à se faire recruter par les Queensland Reds. Malgré son âge, Samo retrouve une incroyable forme sous les ordres de l’entraîneur Ewen McKenzie et devient titulaire au centre de la troisième-ligne. Le 9 juillet 2011, il gagne la finale du Super XV avec les Queensland Reds face aux Crusaders de Daniel Carter et Richie McCaw. Et un mois plus tard, il décroche sa septième sélection avec l’Australie face à l’Afrique du Sud dans le cadre du Tri-Nations. Remplaçant, il n’a disputé qu’une vingtaine de minutes de cette rencontre qui a vu les Wallabies s’imposer à Durban (14-9). « C’est le retour du guerrier sans âge », écrit le quotidien fidjien, en précisant que le doyen des joueurs australiens aura un rôle précieux à jouer en numéro 8 sur les lourds terrains néo-zélandais. O.B.