Posts Tagged ‘Géorgie’

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L’Est cherche son Eden

27 septembre 2011

Pour ces deux équipes, l’édition 2011 n’a plus grand-chose à offrir. La Roumanie a concédé trois défaites en phase de poule et n’a pas glané le moindre point de bonus. Le coup n’est pourtant pas passé loin face à l’Ecosse (24-34). Idem pour la Géorgie qui ne s’est inclinée que de neuf points contre le XV du Chardon (6-15). Et si les Géorgiens auront encore un dernier match de poule à jouer, le 2 octobre contre l’Argentine (cf calendrier), ils savent l’importance de leur duel contre les Roumains, le mercredi 28 septembre. Ils ont besoin de remporter une victoire qui consacrerait leur domination sur les deux autres équipes de l’Est engagées dans cette compétition, la Roumanie et la Russie (3 défaites également et un dernier match à venir contre l’Australie).

« La Russie et la Roumanie ont avancé plus vite que nous ces dernières années. Au début du Tournoi des VI Nations B (créé en 2001), on n’avait pas trop de mal à battre les Géorgiens et les Russes. Mais aujourd’hui, cela devient plus difficile« , confiait avant la Coupe du monde l’entraîneur roumain Romeo Gontineac, interviewé pour le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« . De fait, la Géorgie est championne en titre et elle pointe au dessus de la Roumanie dans le classement mondial de la Fédération internationale de rugby (IRB). Mais cette dernière ne se résout pas à revenir bredouille chez elle. « On veut donner une bonne image en Nouvelle-Zélande« , confiait encore Gontineac. Pour cela, les Roumains et leur capitaine Marius Tincu (cf photo) n’ont qu’une seule option: battre la Géorgie. O.B.

PS: la CDM avait commencé de manière insolite pour les Chênes. A lire : Un ailier roumain refuse de prendre l’avion !

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La Géorgie jouera gros

13 septembre 2011

Andy Robinson, le sélectionneur anglais de l’Ecosse, s’attend à un match compliqué face aux Géorgiens réputés pour leur redoutable jeu d’avants (cf vidéo d’un essai géorgien face à la Russie, qualifications pour la Coupe du monde). Il a ainsi inclus 5 avants, dont 4 jouent en première ligne, dans sa liste de remplaçants qui compte seulement deux trois quarts… Interrogé sur ce point particulier, Andy Robinson ne se souvient pas, de mémoire d’entraîneur, d’avoir jamais pris une telle option. Et pour ne rien arranger aux affaires écossaises, les prévisions météorologiques prévoient demain soir à Invercargill de la pluie à gogo à l’heure du coup d’envoi (9h30, heure française). Un temps à ne pas sortir un trois-quarts dehors…

Pour les Géorgiens qui ont dominé le dernier championnat européen des Nations, l’antichambre du tournoi des Six Nations, l’objectif est clair. Battre une grosse cylindrée habituée aux joutes du Tournoi des Six nations et prouver ainsi que le pays mérite sa place dans la plus grande compétition européenne. L’Ecosse et la Géorgie ne sont jamais affrontées en match international. Mais personne n’a oublié la performance des Lelos lors de la dernière Coupe du monde. Au terme d’un match épique, la Géorgie s’était inclinée (10-14) sur le fil face à l’Irlande. Les Géorgiens peuvent compter sur le savoir-faire de Richie Dixon, ancien sélectionneur de l’Ecosse limogé après une retentissante défaite du Quinze du Chardon face à l’Italie en 1998.

Pour débuter le match, Dixon a aligné 13 joueurs qui évoluent dans le championnat français. Quelques noms bien connus comme les piliers David Khinchagishvili (Brive) et David Zirakashvili (Clermont) ou le troisième ligne Mamuka Gorgodze (Montpellier). Quant au capitaine de l’équipe, le demi-de-mêlée Irakli Abuseridze, il est entraîneur-joueur à Auxerre, en Bourgogne. Le site du Rugby Club Auxerrois (fédérale 3) ne manque d’ailleurs pas de saluer son demi-de-mêlée parti aux antipodes. Abuseridze n’est pas le seul du quinze de départ à jouer à ce niveau en France. L’arrière Revaz Gigauri, titulaire demain jouait la saison dernière à Figeac en Fédérale 2. Le pilier écossais Euan Murray, lui, sera bien là…Le match aura lieu le mercredi. Une aubaine pour Murray qui ne joue jamais le dimanche en raison de sa foi (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ) . Il a ainsi raté le match contre la Roumanie dimanche dernier et manquera celui contre l’Argentine dimanche prochain. E.M.

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Une troisième Coupe pour Globus

28 août 2011

Sur son calendrier de rentrée, le talonneur géorgien Akvsenti Giorgadze avait peut-être déjà noté la date du match de reprise : le 25 septembre à Bédarrides. C’est là qu’il devait se déplacer avec le club de Mazamet (Fédérale 2), où il a signé pour la saison prochaine.  Ancien joueur de Top 14 (Castres), il disposait tout de même d’une porte de sortie au cas où il retrouverait un contrat professionnel. Avec la Coupe du monde, ce joueur âgé de 35 ans savait notamment que des clubs auraient besoin de jokers pendant la durée de cette compétition.  Et ce d’autant qu’Akvsenti Giorgadze, surnommé Globus (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ), est également capable de jouer pilier gauche. Le Stade toulousain semblait notamment intéressé par son profil. Mais Akvsenti Giorgadze n’est finalement pas disponible, ni pour Mazamet ni pour le Stade. Car il participera à la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

Sa sélection était l’une des surprises dans la liste de 30 joueurs annoncée par l’Ecossais Richard Dixon, entraîneur de la Géorgie. Car Giorgadze a longtemps écarté des terrains après une grave blessure en février 2010 lors d’un match de Top 14 entre son club, le Castres Olympique, et le Racing-Métro 92. En novembre dernier, il faisait son retour avec l’équipe géorgienne pour deux matchs à Tbilissi face aux Canada et aux Etats-Unis. Et sa dernière apparition avec les Lelos – sa soixantième sélection –  remontait au 26 février 2011, dans le cadre du Tournoi des VI Nations B, avec à la clef une courte victoire de la Géorgie sur le Portugal à Lisbonne (13-12).

Akvsenti Giorgadze disputera donc, tout comme la Géorgie, une troisième Coupe du monde. Il retrouvera au sein de la sélection nationale des joueurs qu’il croise ou côtoie dans l’Hexagone puisque 21 des 30 joueurs retenus jouent en France. Plusieurs d’entre eux évoluent en Top 14, à l’instar du terrible troisième-ligne de Montpellier Mamuka Gorgodze (cf vidéo ci-dessous). Pour le le site néo-zélandais Wairarapa News, il s’agit d’un véritable « monstre du rugby« , avec ses 118 kilos pour 1,96 m: « ‘Gulliver’ or ‘Gorgodzilla’ est considéré comme la réponse géorgienne à Jonah Lomu« . Mais les Lelos comptent aussi dans leurs rangs d’autres joueurs moins redoutés à l’étranger, comme Revaz Gigauri (Figeac, Fédérale 2) ou Malkhaz Urjukachvili (Gourdon, Fédérale 3). Et son capitaine, le demi-de-mêlée Irakli Abusseridze, jouera à Auxerre la saison prochaine, en Fédérale 3. O.B.

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La botte secrète des Géorgiens

29 juillet 2011

Ils sont le pire cauchemar des commentateurs de rugby. Davit Khinchagashvili, Goderzi Shvelidze, Akvsenti Giorgadze, Davit Kubriashvil… Egrener ces noms au micro relèvent d’un exercice périlleux. Depuis quelques années, les Géorgiens ont envahi les terrains du Top 14. Pour la troisième fois consécutive, la Géorgie, ce « petit pays » du Caucase de 4,4 millions d’habitants, va disputer la Coupe du monde de rugby après avoir devancé dans la course à la qualification la Russie, la Roumanie ou le Portugal. Mais d’où vient la passion des Géorgiens pour le rugby ? De leur surnom, pardi ! Lelos, c’est le surnom de l’équipe nationale de rugby. Le nom vient du lelo burti. Ce sport ancestral, l’équivalent de la soule en France, opposait les hommes d’un village sur un terrain délimité par une rivière. Le principe ? Amener une balle en cuir (très lourde) sur l’autre rive, protégée par l’équipe adverse. Et pour corser le tout, tous les coups sont permis. Cette pratique a longtemps été interdite sous l’ère soviétique, notamment en raison de ces liens étroits avec l’Eglise orthodoxe. Aujourd’hui, le mot lelo sert à désigner un essai un géorgien (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ).

Dans un article publié par Midi Olympique en mai dernier, le DTN du rugby géorgien avançait une autre explication des succès Géorgiens au rugby. Le pays a une longue tradition dans la pratique du judo et de la lutte, deux sports de combat bien utiles au rugby. En 2007, les Géorgiens avaient régalé les amateurs de cocottes et autres mauls lors d’un match épique face à l’Irlande. La Géorgie n’avait cédé qu’en fin de match (10-14). Quinzième au classement IRB, la Géorgie, qui a battu la Namibie en 2007 (30-0), compte bien décrocher une seconde victoire en Coupe du monde. Elle affrontera l’Ecosse, la Roumanie, l’Argentine et l’Angleterre lors des matches de poule en Nouvelle-Zélande. E.M