Posts Tagged ‘Irlande’

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Les Gallois ne veulent plus poireauter

6 octobre 2011

Vingt-quatre ans depuis la seule demi-finale de Coupe du monde disputée par le pays de Galles, huit ans depuis le dernier quart de finale… Les supporters du XV du Poireau ne veulent plus attendre et il espèrent voir leur équipe signer un exploit en Nouvelle-Zélande. Leur espoir est d’autant plus grand que nombre d’entre eux ne pensaient pas que l’équipe galloise parviendrait à décrocher une place pour les phases finales tant le niveau de son groupe de qualification était élevé. Le pays de Galles a dû affronter l’Afrique du Sud, les Samoa, les Fidji et la Namibie. Et il a finalement terminé deuxième du groupe D, ne concédant qu’une très courte défaite face aux Springboks (16-17) lors de son premier match dans cette compétition. A l‘inverse, le dernier match de poule s‘est soldé par une éclatante victoire sur les Fidji (66-0). Une belle manière pour les Gallois de solder les comptes de l’édition précédente, les Fidjiens les ayant privés en 2007 d’une place en quart de finale.

« Le pays de Galles s’est extrait du groupe de la mort grâce à la vigueur d’une jeunesse qui a su redonner de la vie  au jeu gallois« , écrit la chroniqueuse Carolyn Hitt dans le Western Mail. De jeunes pépites ont fait leur apparition ces derniers mois au sein des lignes arrières: George North (19 ans)Scott Williams (20 ans) et Leigh Halfpenny (22 ans). Agé de 24 ans, l’ouvreur Rhys Priestland (cf photo ci-dessus) était titulaire à l’ouverture pour la première fois le 6 août, suite au forfait de dernière minute du vétéran Stephen Jones, lors d’un match de préparation contre l’Angleterre. Depuis, le numéro 10 ne quitte plus ses épaules, Stephen Jones n’ayant retrouvé une place de titulaire que face à la modeste Namibie dans cette Coupe du monde. Et de jeunes pousses brillent également devant, à commencer par le troisième-ligne Sam Warburton, qui, à l’âge de 23 ans (depuis hier, le 5 octobre), porte les galons de capitaine dans l’équipe galloise. A ses côtés évoluent notamment le numéro 8 Toby Faletau (20 ans) et le deuxième-ligne Bradley Davies (24 ans).

La plupart de ces joueurs ont disputé le dernier Tournoi des VI nations qui avait vu les Gallois battre les Irlandais à Cardiff (19-13, cf vidéo ci-dessous). Cette fois, l’affrontement se déroule en terrain neutre, à Wellington. Une terre néo-zélandaise que l’entraîneur des Gallois connaît particulièrement: Warren Gatland est un ancien All Black. A la tête de l’équipe galloise depuis 2007, il pourra compter sur une groupe en grande forme pour cette rencontre, les 30 joueurs gallois étant aptes. Et ils semblent en pleine confiance pour réussir à ouvrir un nouveau chapitre glorieux dans le rugby gallois. Car les souvenirs de la première Coupe du monde ne peuvent que ressembler à de la préhistoire pour les jeunes éléments de cette équipe qui n’étaient alors pas encore nés… O.B.

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L’exploit irlandais

17 septembre 2011

Ils n’étaient pas nombreux à parier sur une victoire irlandaise face à l’Australie, ce samedi 17 septembre à l’Eden Park d’Auckland. La talentueuse génération O’Driscoll (O’Connell, D’Arcy, Murphy, O’Gara) n’avait jamais été à l’aise en Coupe du monde. L’Irlande n’a jamais atteint le stade des demi-finales de la compétition. Pour eux, c’est la dernière occasion de briller en Coupe du monde. Ce matin à Auckland (heure française), les supporteurs irlandais avaient investi la ville (et ses pubs), histoire de conjurer le sort (voir photo). Avant le match, le site Internet de l’Irish Times titrait « Une chance minime de chasser les fantômes ». Poussé par une marée verte dans les tribunes de l’Eden Park, mais aussi par le public néo-zélandais qui prend toujours un malin plaisir à voir l’Australie prendre l’eau, le XV du Trèfle a retrouvé ses vertus éternelles : le combat, un enthousiasme sans faille et une défense acharnée.

Les Verts restaient sur une série de quatre défaites en Coupe du monde face aux Wallabies. En 1987 et 1991 (cf vidéo ci-dessous), les Australiens avaient privé les hommes en vert d’un accès aux demi-finales. En 1999 et 2003, en matches de poule…. L’Irlande n’avait plus battu une nation de l’hémisphère sud, hors de ses terres, depuis plus de 30 ans. Et la courte victoire des Irlandais face aux Américains (22-10) lors de leur premier match ne laissaient présager rien de bon pour le XV du Trèfle (cf calendrier). Après cette victoire retentissante (15-6),  les Verts peuvent désormais finir en tête de la poule C. Ils rencontreront alors le deuxième de la poule D qui devrait être le pays de Galles, voire les Fidji en cas de victoire des îliens sur les Gallois. En terminant à la deuxième place, les Wallabies affronteraient en quart de finale l’Afrique du Sud… Deux nations de l’hémisphère Sud qui s’affrontent en quart de finale, cela ne s’est produit qu’une seule fois en 2003 (Afrique du Sud-Nouvelle Zélande). C’est un coup de tonnerre sur la Coupe du monde. E.M

PS : Merci à un groupe de supporteurs français qui ont assisté au match et qui nous ont envoyé la photo. Vous pouvez suivre leur périple néo-zélandais sur leur blog. http://nz-pp2011.blogspot.com/

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Les Irlandais veulent chasser leurs fantômes

19 août 2011

C’est l’une des nations majeures du rugby. L’Irlande, qui affronte demain les Bleus, n’a pourtant jamais brillé en Coupe du monde. Alors que le Pays de Galles, l’Ecosse et l’Argentine ont déjà atteint les demi-finales de la compétition l’Irlande n’a jamais dépassé le stade des quarts de finale. Lors de la Coupe 1999, à Lens, les Irlandais s’inclinent au cours d’un match de barrages épique face à l’Argentine (Cf Livre Rugby : Coupe du monde inédite). Menée 21 à 9, la bande à Arbizu, Pichot, Fernandez Lobbe et Ledesma s’impose sur le fil (28-4). L’Argentine se qualifie pour la première fois de son histoire pour les quarts de finale (Voir la vidéo). Lors de la dernière Coupe du monde, les Irlandais n’étaient même pas sortis de leur poule. Les Verts s’étaient classés à la troisième place d’un groupe très relevé qui comprenait la France et l’Argentine. Une bérézina qui reste dans la tête de certains joueurs présents lors de la dernière Coupe du monde.

Le deuxième-ligne Donncha O’Callaghan est déterminé à chasser les fantômes de 2007 «  C’est une équipe différente aujourd’hui. Je vais être honnête. En sport, ce sont les déceptions qui vous permettent de vous améliorer », déclarait récemment le très combattif deuxième-ligne Irlandais au quotidien anglais The Telegraph. Les Irlandais devront en découdre avec l’Australie, l’Italie, les Etats-Unis et la Russie. Objectif : terminer dans les deux premiers. Pas si simple. Même si l’ancien All Black Zinzan Brooke, interrogé par le quotidien en ligne Herald, croit l’Irlande capable de battre l’Australie, à condition de reproduire le match face aux Anglais lors du dernier Tournoi des six nations.

Les Verts joueront leur premier match de Coupe du monde le 11 septembre face aux Etats-Unis (cf calendrier). Ironie du sort, les Eagles sont dirigés par l’Irlandais Eddie O’Sullivan, qui était à la tête de l’Irlande lors de la débâcle de 2007. En attendant, les Irlandais affronteront les Bleus demain à Dublin. Pas question de galvauder la rencontre: les Verts ont besoin de confiance. Et battre les Bleus serait un signal fort. Les Irlandais ont perdu 9 de leurs 10 derniers matchs face au Quinze de France. Après la défaute enregistrée le 13 août à Bordeaux (12-19), Brian O’Driscoll est de retour parmi les siens. Et le capitaine irlandais a une petite idée sur la manière de battre les Français : « Quand nous les avons battu par le passé, nous avions été capables de rivaliser physiquement » a t-il expliqué au Belfast Telegraph. Les Irlandais disputeront un ultime match de préparation face à l’Angleterre, à Dublin, le 27 août prochain quinze jours avant l’ouverture de la Coupe du monde. E.M

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L’Irlande met le Bleu de chauffe

10 août 2011

« En 2007, nous avions fait un assez bon Tournoi des VI Nations. Nous nous étions fait souffler le titre (par la France) lors de la dernière minute du dernier match. Et je pense que nous étions alors tombés dans un piège, en faisant quelque chose qui ne correspond pas au caractère irlandais : nous prendre pour ceux que nous n’étions pas« . Cet aveu est signé par Brian O’Driscoll (cf photo ci-contre) dans les colonnes du quotidien dublinois Evening Herald. Il  conserve un souvenir douloureux de la dernière campagne irlandaise en Coupe du monde. Et pour cause ! Alors que l’Irlande semblait bien armée pour cette épreuve, avec un paquet d’avants redoutables et des trois-quarts inspirés, l’Irlande a complétement raté ses matchs de poule, perdant notamment lourdement face à l’Argentine (cf vidéo ci-dessous). Et elle n’avait pas réussi à se qualifier pour les quarts de finale.

Quatre ans après, l’équipe d’Irlande, comme l’économie du pays, semble s’être converti à l’austérité. Même si elle a offert à son public en Grand Chelem en 2009, elle sait qu’elle reste en dette depuis la dernière Coupe du monde. Pas question cette fois de jouer les gros bras. L’Irlande ne parle que de travail et d’efforts. Elle met d’ailleurs les bouchées doubles lors de sa préparation : deux matchs de préparation contre la France (les 13 et 20 août), un contre l’Angleterre et un contre la province du Connacht. Et elle a déjà affronté l’Ecosse le 6 août à Edimbourg, s’inclinant de peu (6-10).

Convalescent, le capitaine irlandais Brian O’Driscoll ne sait pas encore s’il pourra disputer la prochaine rencontre de préparation, le 13 août à Bordeaux contre les Bleus. Voilà quatre ans, les Irlandais étaient déjà passés par la France pour se préparer et avaient alors affronté Bayonne. Ce match avait laissé de très mauvais souvenirs dans les rangs des Irlandais, O’Driscoll ayant alors été blessé au cours d’une bagarre. Et il avait ensuite manqué le premier match de Coupe du monde de son équipe contre la Namibie. En Nouvelle-Zélande, les Irlandais débuteront la compétition avec un duel contre les Etats-Unis et se mesureront ensuite face à l’Australie, la Russie et l’Italie (cf calendrier). Et ils peuvent logiquement espérer obtenir l’une des deux places qualificatives pour les quarts de finale. Un objectif minimum pour le capitaine O’Driscoll, âgé de 32 ans, qui devrait participer en Nouvelle-Zélande à sa quatrième et dernière Coupe du monde. O.B.

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La ferveur irlandaise victime de la crise

25 juillet 2011

Les billets pour la Coupe du monde ne partent pas comme des petits pains… A moins de deux mois du début de l’évènement (voir calendrier), les organisateurs doivent encore écouler 350 000 billets sur les 1,6 millions édités pour l’épreuve. Parmi les raisons de la mévente, le site d’information néo-zélandais Stuff avance une demande moins importante de billets en Australie et au Japon, en raison du séisme qui a touché le pays. Selon le journal, l’IRB a revu ses prévisions à la baisse et espère désormais vendre 82 % des billets. En organisant la Coupe du monde dans l’hémisphère sud, l’IRB se prive des hordes de supporteurs des équipes européennes. Le quotidien Irish Times évoquait récemment que seuls 500 Irlandais avaient acheté un package (vols, séjour, matchs) auprès d’une agence officielle. A tire de comparaison, le quotidien rappelle que 2 000 Irlandais s’étaient rendus, dans des conditions similaires, en Australie lors de la Coupe du monde 2003. Entre temps, la récession irlandaise est passée par là. D’autant plus que les prix de ces offres ont explosé. L’agence Killester Travel propose ainsi un package de luxe à 7150 euros. Au programme, un tour de 27 jours en Nouvelle-Zélande (hébergement, vols intérieurs, etc) ponctué par 5 matchs de la Coupe du monde (trois matchs de poule de l’Irlande et deux quarts de finale) et la possibilité de rencontrer la légende All Black Jonah Lomu. Pour les moins fortunés, reste l’option camping car (location et 5 matchs de la coupe du monde) qui coûte tout de même 3450 euros… E.M

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Les Gallois goûtent au froid polonais

23 juillet 2011

Si la Pologne ne figure pas parmi les grandes nations du rugby, elle parvient par contre à séduire de plus en plus de sélections de haut niveau qui viennent se préparer sur son sol. Un lieu est particulièrement prisé: le centre sportif olympique de la ville de Spala. Ce complexe ouvert en 2000 a la particularité de posséder des chambres de cryothérapie dans laquelle la température peut descendre jusqu’à -160 degrés. Les caissons ressemblent à des saunas dans lesquels les joueurs prennent place pendant quelques minutes (cf photo ci-dessus). Cette méthode permet notamment de  soulager les douleurs et elle provoque une sensation de bien-être durable grâce à la libération massive endorphines. Avant la Coupe du monde 2007, les Irlandais, les Ecossais et les Italiens avaient fait le déplacement en Pologne. Cette année, c’est au tour du pays de Galles a décidé de tenter l’expérience. Dans un article publié par le quotidien gallois The Western Mail, le troisième-ligne Sam Warburton explique comment cette méthode permet aux joueurs de travailler de façon plus intensive, le froid les aidant à se remettre plus facilement des efforts. « Chaque minute de grand froid vaudra le coup si les Gallois brillent en septembre en Nouvelle-Zélande », conclut le journal. En 2007, les Gallois n’avaient pas réussi à se qualifier pour les quarts de finale, les Fidjiens les coiffant sur le fil au terme d’un incroyable match (cf video). O.B.