Posts Tagged ‘Russie’

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Alexander le grand

21 septembre 2011

Alexander Yanyushkin a toutes les chances de rester dans les annales de la Coupe du monde de rugby. Le demi-de-mêlée a inscrit, le 20 septembre face à l’Italie, le premier essai de Russie dans l’histoire de la compétition. Yanyushkin a également une autre particularité : c’est, en Nouvelle-Zélande, le plus petit joueur de la Coupe du monde avec une taille de 1m65. Les Ours (c’est le surnom de l’équipe russe) participent pour la première fois au tournoi mondial. Lors de leur premier match face aux Etats-Unis conclu par une défaite (6-13), le XV russe n’était pas parvenu à franchir la ligne d’essai. C’est finalement le demi-de-mêlé russe qui a réalisé cette première. Et la récompense est plutôt belle pour ce joueur qui évolue au VVA-Podmoskovié, un club de la région de Moscou, qui domine le championnat russe depuis près d’une décennie. Avant la Coupe du monde, Alexander Yanyushkin s’est blessé gravement au tendon d’Achille. Au bout de très longs mois de rééducation, il est parvenu à intégrer le groupe russe pour la Coupe du monde. Le 15 septembre dernier, il assistait sur le banc à la défaite de son équipe face aux Etats-Unis. Hier, le demi-de-mêlée était une nouvelle fois remplaçant au coup d’envoi. Entré en jeu à la 27ème minute de jeu, Alexander Yanyushkin a d’abord assisté au naufrage de la mêlée russe face aux Transalpins. Une minute plus tard, l’arbitre accordait à l’Italie un essai de pénalité. Mais à la 33ème minute, le demi de mêlée inscrivait « l’essai historique » au nez et à la barbe des avants italiens (cf photo ci-dessus). A la fin du match, Nicolai Nerush, l’entraîneur russe, a salué la performance de son joueur. « Nous ne voulions pas prendre de risque par rapport à son retour de blessure et le faire jouer dès le début du match mais quand les circonstances du match ont changé nous avons décidé de le faire entrer en jeu. Il a accéléré le jeu et a même inscrit un essai »  Chapeau Alexander ! E.M

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Américains et Russes sur un nouveau terrain de jeu

14 septembre 2011

A chaque édition, la Coupe du monde de rugby accueille des « petits nouveaux ». En 2007, c’était le tour du Portugal qui disputait pour la première fois cette compétition (cf liste complète des pays dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite » ). Et c’est cette fois à la Russie de faire ses grands débuts en Coupe du monde. Ils auront lieu le jeudi 15 septembre à New Plymouth contre un adversaire de choix, les Etats-Unis. Le tirage au sort va en effet permettre aux amateurs de rugby de profiter d’un duel entre deux anciens pays ennemis, la Russie et les Etats-Unis.

Pendant la Guerre froide, chaque rencontre entre ces deux pays dépassait très largement le cadre du sport en prenant un tour très politique. Soviétiques et Américains se livraient une lutte acharnée lors de toutes les grandes épreuves internationales. Mais cette période est désormais révolue et seuls quelques relents nostalgiques subsistent. En sports d’équipes, ces deux pays ont l’habitude de régulièrement se rencontrer. C’est le cas pour les sportifs masculins lors des championnats du monde de basket-ball, de volley-ball ou  de hockey-sur-glace, une discipline particulièrement populaire dans ces deux pays. En 1994, la Russie avait même réussi à se qualifier pour la Coupe du monde de football organisée aux Etats-Unis. Mais il n’y avait pas eu de confrontation entre les équipes des deux pays.

La Coupe du monde de rugby va leur offrir une nouvelle occasion de se mesurer. Ces deux équipes de rugby se connaissent déjà bien. Leur dernière confrontation remonte au 18 juin dans le cadre de la Churchill Cup. Les Américains avaient alors gagné cette rencontre (32-25). Une défaite encourageante pour les Russes qui avaient réussi  faire jeu égal jusqu’à dix minutes de la fin (cf vidéo ci-dessous). En Nouvelle-Zélande, ils pourront compter sur l’aide du deuxième-ligne Adam Byrnes, un joueur du  Super 15 qui a récemment rejoint les « Ours ». De plus, ils bénéficient d’un calendrier favorable qui devrait leur permettre d’être plus frais. Les Américains ont en effet déjà joué un match dans cette compétition, le 11 septembre, en livrant une dure bataille contre l’Irlande. Quatre jours après, ils affrontent une équipe certes moins prestigieuse mais tout aussi redoutable. O.B.

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Gratchev, le vétéran russe

1 septembre 2011

A 38 ans, le joueur de Bizanos (à  deux pas de Pau) qui évoluait la saison dernière en fédérale 2 va disputer sa première Coupe du monde. L’ancien Montalbanais passé ensuite par l’Aviron Bayonnais et la Section Paloise, vice-capitaine de l’équipe russe, sera le joueur le plus âgé à fouler les terrains de la prochaine Coupe du monde de rugby. Vlatcheslav Gratchev a connu sa première sélection avec la Russie en 1998 lors d’un match face à l’Italie. Ce troisième-ligne est aussi un miraculé. En janvier 2009, il est victime d’une grave blessure au genou lors d’un match entre Pau et Agen (Cf vidéo). A force de courage et d’abnégation, le joueur est finalement revenu sur les terrains de rugby. Un autre joueur russe évolue en France : il s’agit de Konstantin Rachikov qui portait l’an dernier le maillot du Stade phocéen. Victime d’une rupture du tendon rotulien en janvier dernier lors d’un match de H Cup, le deuxième de Castres Kirill Kulemin n’a pas pu être rétabli à temps pour disputer la Coupe du monde. Il avait pourtant activement participé à la qualification de la Russie (cf interview dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite »).

Contrairement aux autres « petites nations du rugby », l’écrasante majorité des joueurs russes qui joueront la Coupe du monde évolue en Russie qui dispose depuis quelques saisons d’une ligue professionnelle de rugby. Le club WA-Podmoskovié, qui reste sur cinq titres de champions de Russie, détient d’ailleurs un record pour cette Coupe du monde. Avec 13 joueurs issus du club de cette petite ville de 20 000 habitants située dans la banlieue de Moscou, c’est le plus représenté lors des prochaines joutes mondiales. Seule la province du Leinster fait aussi bien… E.M

 

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La Russie a son transfuge

19 juillet 2011

De la baie de Port Phillip aux rives de la Mer Noire: peu d’agences de voyage proposent un tel itinéraire. Adam Byrnes, deuxième-ligne des Melbourne Rebels, s’est lancé dans ce périple après la lecture d’un magazine sur le rugby. Il a appris que l’équipe de rugby de Russie recherchait des joueurs de haut niveau ayant des origines russes pour disputer la Coupe du monde. Au terme d’une épineuse phase de qualification racontée dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« , la Russie a en effet réussi à se qualifier pour la compétition qui débutera le 9 septembre en Nouvelle-Zélande. Et la Russie veut être la mieux armée possible pour sa première participation à une Coupe du monde.

Agé de 29 ans, Adam Byrnes répondait aux critères exigés: ses deux grands parents maternels sont russes et il n’a jamais joué pour la sélection australienne de rugby à XV. De plus, il parlait couramment russe lorsqu’il était enfant. Il raconte au quotidien australien Herald Sun comment il réapprend peu à peu à manier cette langue. Car Adam Byrnes est en immersion du côté de Sotchi. Il fait partie du groupe de 50 joueurs retenus par l’entraîneur de la Russie, le Gallois Kingsley Jones, pour un stage de préparation.  Il explique sur le site de son club comment il s’est rapproché du pays de ses aïeux. « Jouer pour la Russie n’aura aucune conséquence sur la nationalité australienne. Mais je suis désormais enregistré comme un international russe et je serai techniquement considéré comme un joueur étranger dans le Super Rugby. Le premier Russe à jouer en Super Rugby ! », explique Byrnes. Il précise que son choix n’a pas du tout été guidé par l’argent, mais par l’opportunité de disputer une Coupe du monde de rugby. Et il sait que le premier match de la Russie dans cette compétition aura une saveur toute particulière puisqu’elle affrontera un vieux rival, les Etats-Unis.O.B.

MISE A JOUR: Adam Byrnes disputera bien la CDM avec la Russie, il fait partie du groupe de 30 joueurs annoncé le 23 août