Posts Tagged ‘RWC2011’

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Le coup de pukaea final approche

22 octobre 2011

Plus qu’une rencontre et la septième édition de la Coupe du monde ferme ses portes. Depuis six semaine, je lis du rugby (sur papier blanc et jaune), j’écoute sur le rugby, je regarde le rugby, je surfe rugby, j‘écris rugby… Une parenthèse professionnelle m’a laissé le loisir de décoller pour la planète ovale, qui tourne en orbite autour d’une petite étoile née au début du mois d’août. Je ne suis pas certain que la métaphore tienne sur un plan scientifique. Mais c’est souvent un biberon à la main que j’ai regardé la plupart des 47 matchs déjà joués, en m‘enthousiasmant souvent pour des affiches peu attirantes sur le plan sportif. C’était le cas d‘un Russie/Etats-Unis ou d‘un Afrique du Sud/Namibie, deux rencontres inédites en Coupe du monde. Des matchs dont nous avions eu l’occasion de parler dans le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« . Et nous avons logiquement poursuivi sur le blog. Que reste-t-il de toutes ces heures ovales vécues depuis mon canapé ? En vrac, voici une liste de ce qui va « cruellement » me manquer:

* le réveil matin maori
Avant chaque match, un maori prenait place sur la pelouse. Il accueillait les deux équipes en soufflant dans un coquillage ou dans une pukaea, une trompette en bois. A 5 heures du matin, ça met dans le bain.

* les déclarations de Lièvremont
Pour un journaliste, les conférences de presse ressemblent souvent à un exercice trop convenu. Grâce à l’entraîneur français et à ses joueurs, on avait l’impression d’assister à des pièces de théâtre. Chapeau les artistes !

* le vent de Wellington
Cette ville portuaire, qui a  accueilli 8 rencontres, n’a pas usurpé son titre de « ville du vent ». A chaque fois, dompter le vent du détroit de Cook semblait être un sacré défi pour les joueurs sur le pré.

* les interventions de Jean-Pierre Elissalde
Tout le monde n’a pas pu en profiter car il intervient sur une chaîne cryptée. Il a joué les reporters en Nouvelle-Zélande, collant aux basques des Bleus. Les commentaire et analyses de ce technicien à la chevelure blanche sont d’une qualité remarquable. Avec en plus un sacré humour!

* la presse néo-zélandaise
Elle pouvait difficilement charger plus les Bleus. Une telle inventivité mérite une mention spéciale! On a vraiment envie de voir comment elle pourrait traiter la victoire des Français en finale. Allez les petits !

* le site ESPN Scrum
Promis, je n’ai pas d’action dedans et ne touche aucune commission sur les clicks. Des stats tenues à jour sur tous les internationaux de la planète. Pour les passionnés de rugby, ce site une mine d’or ! Mais il faut que je décroche…

* les interventions de Laguille
Son « Centre très technique » avait repris du service sur Canal pour cette Coupe du monde. Philippe Guillard reste bien en cannes pour la déconne. Et il ne s’agit pas simplement de flatter le préfacier du livre. Ses interventions m’ont bien fait rire, à commencer par celle dans laquelle  il expliquait à Bernard Laporte, présent sur le plateau de « Jour de Coupe du monde », qu’il avait des investisseurs canadiens au téléphone.

*les célébrations de Mermoz
Après son essai inscrit face aux All Blacks en match de poule, le jeune trois-quart français a perdu une occasion de rester simple. Les Néo-Zélandais n’ont pas apprécié, SBW lui bottant même les fesses à la fin du match (cf photo ci-dessus)

* les frasques nocturnes des Anglais
Ils ont quand même fait fort les sujets de la majesté! Encore un peu et ils faisaient oublier la table de nuit de Bastareaud…

La liste pourrait se prolonger tant je me suis régalé à suivre cette compétition à distance. Merci à ceux qui ont lu, liké, commenté (big up les Petits Pères !), partagé les contenus mis en ligne. Et merci surtout à mon compère E.M. avec qui on a mené cette double aventure livre/blog. Pas de doute, ce qui va me manquer le plus, c’est de ne plus écrire sur cette Coupe du monde. O.B.

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Les demi-finalistes de 1987 sont de retour

9 octobre 2011

Vingt-quatre ans après la première édition de la Coupe du monde, organisée en Australie et en Nouvelle-Zélande, les supporters peuvent ressortir les banderoles et les calicots de 1987. On retrouve en effet les quatre mêmes nations en demi-finales: le pays de Galles, la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cette dernière a dominé ce 9 octobre l’Argentine (33-10). Une rencontre gagnée par les All Blacks grâce à la précision de leur demi-de-mêlée Piri Weepu, qui a marqué 7 pénalités, et deux essais de Kieran Read et Brad Thorn.  Les Argentins ont également marqué un essai, signé Julio Farías Cabello.

Les oppositions ne sont cependant pas les mêmes qu’en 1987. A l’époque, les All Blacks avaient défié le pays de Galles en demi-finale, et la France avait joué, et gagné, contre l’Australie (cf vidéo ci-dessous). Cette fois, les deux équipes du Nord joueront l’une contre l’autre, tandis que la Nouvelle-Zélande et l’Australie, données favorites pour cette compétition, disputeront un « clásico » de l’hémisphère Sud. Les deux rencontres se dérouleront à Auckland dans le stade de l’Eden Park (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). O.B.

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Faut-il croire Shelford ou le veau Richie McCow ?

7 octobre 2011

A l’occasion de cette Coupe du monde, il est l’une des anciennes gloires all blacks les plus en vue dans les médias: le troisième-ligne Wayne Shelford, alias Buck, est extrêmement sollicité dans cette compétition. Et pour cause: champion du monde en 1987 avec les All Blacks, il est considéré comme le joueur qui a ramené le haka sur le devant de la scène au milieu des années 80 (cf vidéo ci-dessous). Son nom reste notamment associé à un match très engagé entre Français et All Blacks disputés à Nantes en 1986. Les Bleus avaient alors gagné (16-3) cette rencontre au cours de laquelle Shelford a failli laisser un testicule et avait perdu plusieurs dents.

Chroniqueur dans The New Zealand Herald, cet ancien troisième ligne a livré ses pronostics pour les quarts de finale. Il voit les Bleus battre les Anglais. Car il estime que les Français sont capables de se libérer et de réaliser enfin de belles choses dans cette compétition, à l’inverse de l’Angleterre. Selon Shelford, le pays de Galles triomphera de l’Irlande et l’Afrique du Sud vaincra l’Australie. Et il ne semble pas possible que la Nouvelle-Zélande trébuche face à l’Argentine.  « Les All Blacks sont 30% meilleurs que les Pumas. Ils sont beaucoup plus rapides. Les Argentins n’ont pas l’équipe de 2007, même s’ils restent des adversaires compliqués« , écrit Shelford. Les All Blacks sont effectivement les grands favoris de cette rencontre qui aura lieu à Auckland le 9 octobre. Une seule personnalité semble s’y opposer: le veau Richie McCow. Cet animal livre ses présages avant chaque match des All Blacks, à l’instar de Paul poulpe lors de la Coupe du monde de football en 2010. A chaque fois, deux biberons de lait lui sont proposés. Et il a choisi celui de l’Argentine pour le quart de finale. Mais il avait choisi la France lors du match de poule perdue par les Bleus (17-37)… O.B.

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Walsh ne siffle plus que sur le terrain

5 octobre 2011

Pour l’arbitre du quart de finale entre l’Angleterre et la France, qui aura lieu le 9 octobre à Auckland, la Coupe du monde 2011 revêt forcément une importance particulière. Car Steve Walsh est né en Nouvelle-Zélande voilà 38 ans et c’est là qu’il a commencé sa carrière d’arbitre. Mais ce n’est pas sous les couleurs néo-zélandaises qu’il participe à cette Coupe du monde. Pour la Fédération internationale de rugby (IRB), Steve Walsh est « australien ». Car il fait partie des arbitres rattachés à la Fédération australienne de rugby (ARU) retenus pour cette septième édition de la Coupe du monde.

Walsh, qui a débuté sa carrière internationale en 1998, a participé aux trois précédentes éditions sous les couleurs néo-zélandaises (juge de touche en 1999, arbitre de champ en 2003 et 2007). Mais ses écarts de conduite ont conduit la Fédération néo-zélandaise (NZRU) à mettre fin à cette collaboration en 2009. Comme le rappelait le site néo-zélandais Stuff en avril 2009, il avait connu une première suspension lors de la Coupe du monde 2003 après une vive altercation avec un préparateur physique de l’équipe d’Angleterre. En 2005, il se voyait reprocher les insultes proférées contre l’ailier irlandais Shane Horgan lors d’un match des British Lions en Nouvelle-Zélande. Il multipliait aussi les frasques hors du terrain, en raison notamment d’une forte consommation d’alcool . Une dernière incartade en 2009, une nuit de beuverie lors d’une conférence internationale d’arbitres, lui a définitivement coûté sa place.

La retraite de Walsh n’a cependant pas duré très longtemps. Il s’est vu offrir une nouvelle chance en Australie. Après avoir arbitré dans le championnat local et dans le Super Rugby, il a de nouveau dirigé une rencontre internationale en novembre 2010, à l’occasion d’un match entre le pays de Galles et l’Afrique du Sud (cf vidéo ci-dessous). Car Steve Walsh s’est racheté une conduite, renonçant à l’alcool et aux fêtes arrosées. Et ses performances dans l’édition 2011 ont conduit l’IRB à le sélectionner pour les phases finales. Il a déjà arbitré deux fois les Bleus dans cette compétition, face au Japon et aux Tonga (cf photo ci-dessus, carton jaune pour Estebanez). O.B.

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Lomu se confie sur son lit d’hôpital

4 octobre 2011

Peu d’informations avaient filtré ces dix derniers jours sur l’état de santé de Jonah Lomu, hospitalisé en urgence à Auckland. Il s’est lui même chargé d’en donner, dans un entretien exclusif accordé au journal New Zealand Women’s Weekly.  Il explique comment le rein qui lui a été greffé en 2004 a brutalement connu un grave dysfonctionnement. « Il y a une petite chance que mon rein survive« , explique Johan Lomu, qui a été placé sous dialyse quotidienne. Si ce n’est pas la cas, Lomu aura alors besoin d’une nouvelle greffe. En 2004, les médias avaient révélé l’identité du donneur. Il s’agissait d’un animateur de radio, Grant Kereama, qui côtoyait Jonah Lomu depuis plusieurs années et qui avait choisi de lui venir en aide. Présent lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde le 9 septembre, Jonah Lomu n’a pas perdu l’espoir de pouvoir également assister à la finale de cette compétition qui aura lieu le 23 octobre à Auckland (cf calendrier). O.B.

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Douze équipes qualifiées pour 2015

3 octobre 2011

Les matches de poule sont désormais dans le rétroviseur. Huit équipes se sont qualifiées pour les quarts de finale. La logique sportive a été respectée. Les huit premières équipes au classement IRB (au 3 octobre 2011) se sont qualifiées pour les quarts de finale. Les Tonga (9e), l’Ecosse (10e), les Samoa (11e) et l’Italie (12e) échouent au pied des quarts de finale. Cette phase de qualification a livré un autre verdict. Depuis 2007, les trois premiers des différents groupes sont qualifiés directement pour la prochaine Coupe du monde. Un système qui évite à certaines équipes de se démobiliser sur certains matchs : décrocher un point de bonus défensif (ou une victoire…) contre une grosse cylindrée est presque synonyme de qualification directe pour la prochaine Coupe du monde. Ce qui permet d’éviter les longues et coûteuses épopées des phases de qualifications. A titre d’exemple, les Russes s’étaient qualifiés pour la Coupe du monde au bout d’un cycle de compétition (raconté dans le livre Rugby, Coupe du monde inédite) qui s’est étalé sur un an et demi  et qui a conduit l’équipe russe aux quatre coins de l’Europe.

Symbole de cet enjeu, le match entre Samoa et Fidji le 25 septembre dernier dans le groupe D. Les Samoans ont finalement dominé leurs voisins îliens (27-7). Une victoire qui a permis à Samoa de se classer à la troisième place du groupe D, derrière l’Afrique du Sud et le pays de Galles. Le Tonga, lui, a arraché la troisième place du groupe A grâce à son ultime victoire face à la France. Une surprise qui a éliminé de la course à la qualification directe le Canada qui a pourtant battu les Tongiens lors de leur match de poule 25 à 20 (Voir vidéo). Le sélectionneur du Canada, le Néo-Zélandais Keiran Crowley, avait expliqué l’importance d’une qualification pour 2015 qui aurait permis au rugby canadien d’obtenir un soutien financier encore plus important de la part de la  Fédération internationale de rugby (IRB). Alors que les cadors du rugby mondial se préparent à en découdre pour soulever le trophée Webb Ellis, les équipes de troisième zone se projettent déjà sur la qualification pour la Coupe du monde 2015 qui se déroulera en Angleterre. E.M

Les équipes qualifiées pour 2015
Asie : aucune
Amérique : Argentine
Afrique : Afrique du Sud
Europe : Angleterre (pays organisateur), France, Irlande, pays de Galles, Italie, Ecosse.
Océanie : Australie, Nouvelle-Zélande, Samoa, Tonga.

A lire aussi :
Le Japon veut finir sur une victoire
Une troisième place cruciale

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La santé de Lomu inquiète

30 septembre 2011

Le 9 septembre, il était l’un des héros de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Cravate blanche et costume noir, Jonah Lomu avait chaleureusement accueilli un jeune rugbyman néo-zélandais avant d’esquisser quelques pas de danse sur la pelouse de l’Eden Park (cf vidéo ci-dessous). La présence de ce monument du rugby néo-zélandais était logiquement très attendue. Lomu paraissait en forme lors de cette cérémonie et des nombreuses interviews qu’il a accordées au début de cette Coupe du monde. Il rayonnait également lors de la visite réalisée aux Tonga au mois d’août, son pays de naissance. Mais il a été hospitalisé en urgence le week-end dernier dans un hôpital d’Auckland. Et selon le quotidien néo-zélandais The Dominion Post (cf photo), il se trouverait dans un « sale état« , victime « de complications de santé graves » depuis son hospitalisation pour des problèmes rénaux.

Lomu a porté pour la dernière fois le maillot néo-zélandais face au pays de Galles, le 23 novembre 2002. Il a subi en 2004 la greffe d’un rein et a ensuite repris sa carrière de rugbyman professionnel. Plusieurs clubs néo-zélandais et européens lui ont fait signer des contrats, le dernier en date étant le Stade phocéen Marseille Vitrolles (Fédérale 1) lors de la saison 2009/2010. Mais ses efforts ne lui ont jamais permis de retrouver son meilleur niveau.

C’est lors de l’édition 1995 que la « bombe Lomu » a explosé (cf le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). Il ne compte que deux sélections lorsque débute cette compétition en Afrique du Sud. Le 18 juin, en demi-finale face à  l’Angleterre, cet ailier hors-norme contribue largement à la victoire des All Blacks (45-29) en inscrivant quatre essais. Et celui qu’il a marqué en piétinant l’Anglais Mike Catt reste l’une des images fortes de cette épreuve. Agé de 36 ans, Jonah Lomu reste à ce jour le meilleur marqueur d’essais de l’Histoire de la Coupe du monde (15 en tout : 7 en 1995 et 8 en 1999). O.B.