Posts Tagged ‘Tonga’

h1

Défaite historique du XV de France

1 octobre 2011

C’est un fiasco pour le rugby français. La France n’avait jamais perdu deux matchs de poule en Coupe du monde. Face au Tonga, à Wellington, l’équipe de France a sombré corps et âmes lors d’une défaite historique (14-19). Un match à sens unique où les Bleus n’ont jamais existé. Dominés en conquête, pris dans l’agressivité, inexistants dans la conduite du jeu, inconséquents en défense, les Bleus ont rendu une copie proche du néant. Sur l’antenne de L’Equipe TV, Daniel Herrero évoquait à la fin du match « une blessure conséquente sur l’âme du coq ».

Les Bleus se sont certes qualifiés en quart de finale et affronteront l’Angleterre le 8 octobre. Mais il vont aborder ce match couperet dans les pires conditions. En conférence de presse, Marc Lièvremont, visiblement touché par la performance de son équipe, expliquait que « jamais une qualification n’a eu un goût aussi amer ». Avant d’ajouter : « Le poids des mots va beaucoup compter. Fierté, sincérité, solidarité, orgueil… C’est de cela dont nous allons devoir parler entre nous ce soir et cette semaine ». La route vers l’Eden Park, où la finale de la Coupe du monde aura lieu le 23 octobre, se poursuit donc dans la douleur pour les Bleus. Comme l’a résumé à juste titre Marc Lièvremont « On est vivant ». Morgan Parra, lui, parlait d’un « match catastrophique » Dans l’histoire de la Coupe du monde, jamais une équipe n’est devenue championne du monde en perdant un match de poule. La France, elle, en a perdu deux. E.M

Publicités
h1

France-Tonga : la parole aux acteurs

30 septembre 2011

Demain à Wellington, les Bleus affronteront le Tonga dans leur dernier match de poule. Objectif ? Se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Les deux équipes se sont affrontées une seule fois dans cette épreuve. C’était en 1995, en Afrique du Sud. La France s’était imposée 38 à 10. En juin 1999, les Tongiens avaient battu les Bleus (20-16) à Nuku’alofa, la capitale du Tonga. Dernière rencontre en date : en novembre 2005, à Toulouse, le Quinze de France avait battu le Tonga 43 à 8. Tour d’horizon des déclarations des deux camps.

Soutien                        

« On s’attend à un combat âpre, d’autant que les Tongiens ont beaucoup d’attaches dans la région, ils vont jouer devant leurs familles et leurs forces seront décuplées »

William Servat, talonneur du XV de France.

Cousins

« C’est marrant de disputer ce match contre le Tonga. Comme les Samoa, ce sont des équipes que j’aime et que je supportais quand j’étais plus jeune car les joueurs ressemblaient à mon père »

Raphaël Lakafia, Troisième-ligne centre du XV de France originaire de Wallis, une petite île du Pacifique située à un petit millier de kilomètres des îles Tonga (cf vidéo).

French Flair ?

« Peu importe les changements ou les joueurs alignés, c’est l’équipe de France, elle a le french flair. Sur un match, elle peut battre n’importe qui. »

Isitolo Maka, sélectionneur du Tonga

Espionnage

« C’est un avantage de pouvoir les écouter pour se faire une idée de leur plan de jeu. S’ils parlent vite, je ne vais rien piger, mais je devrais glaner quelques infos quand même »

Kisi Pulu, pilier du Tonga,  qui parle français.

Centre

« Je pense peut-être que leur paire de centres peut présenter des faiblesses. Je pense que Rougerie n’est pas un centre et que lui et Maxime Mermoz ne jouent pas ensemble depuis très longtemps »

Finau Maka, troisième ligne et capitaine du Tonga (cf photo)

Après-match

« J’espère qu’on pourra les voir après, ça fait longtemps qu’on se connait, presque cinq ans, nous sommes amis. Ce sera un bon match et je suis sûr qu’on pourra s’amuser un peu après le match »

Kisi Pulu, pilier du Tonga qui évolue à l’USAP aux côtés de Nicolas Mas et Maxime Mermoz.

E.M (avec Rugby News Service)

h1

Le Tonga jouera (presque) chez lui

29 septembre 2011

Les joueurs tongiens pourront compter, le samedi 1er octobre  face aux Bleus à Wellington (7 h 00, heure française, voir calendrier), sur le soutien indéfectible de la nombreuse communauté tongienne qui vit en Nouvelle-Zélande. Lundi dernier, une marée rouge formée de plusieurs centaines de supporteurs tongiens (aux couleurs de leur pays) avaient accueilli, à grand renforts de chants et de danses, leur équipe à l’aéroport de Wellington en prévision du match contre la France. Certains avaient patienté plus de six heures pour voir de plus près les joueurs tongiens. A Auckland, les drapeaux rouges fleurissent sur les voitures. Au début de la Coupe du monde, ils étaient plus de 7 000 à souhaiter la bienvenue à l’équipe du Tonga qui débarquait en Nouvelle-Zélande (cf vidéo ci-dessous).

Dans le New Zealand Herald, le journaliste Vaimoana Tapaleao écrit  « Tonga est en passe de devenir la seule équipe, hormis les All Blacks, a joué à guichets fermés chacun de ses matchs de cette Coupe du monde ». Seules 4000 places (sur 35 000) étaient encore en vente pour voir le match contre la France samedi au stade de Wellington. Mais selon le responsable du Groupe de supporteurs du Tonga interrogé par le New Zealand Herald, les précieux sésames devraient s’arracher dans les heures qui viennent. Selon un recensement de 2006, les Tongiens constituent le troisième groupe ethnique issu du Pacifique en Nouvelle-Zélande. Ils sont 50 000 à vivre en Nouvelle-Zélande, dont 30 000 sont nés en Nouvelle-Zélande. C’est la communauté qui connait aujourd’hui la croissance la plus importante, notamment en raison d’un taux de natalité deux plus fois plus élevé que la moyenne nationale. Depuis 2002, l’émigration des Tongiens vers la Nouvelle-Zélande est contrôlée par le Pacific Access Caterogy qui autorise 250 personnes par an à obtenir un droit de résidence dans le pays des All Blacks. Le Tonga, lui, connait depuis plusieurs années des flux migratoires négatifs. E.M

h1

La Coupe du monde en version colo

26 septembre 2011

Des longues semaines passées ensemble, souvent loin de ses proches. La vie de groupe est l’une des clefs du succès pour bien figurer en Coupe du monde. Et les moments partagés en dehors des terrains de rugby sont le moyen de resserrer les liens du groupe. Pour cela, les équipes de la Coupe du monde ne sont pas en reste.

Angleterre : Partie de chasse nocturne

La semaine dernière, une partie du XV de la Rose s’est offert une petite partie de chasse nocturne. Tom Wood, Tom Palmer et Manu Tuilagi ont joué les apprentis chasseurs dans la région d’Otago. Les trois compères ne sont pas revenus bredouille. A leur tableau de chasse : 50 lapins, quelques hermines et un cerf. Les joueurs anglais ont pu compter sur le soutien d’anciens coéquipiers néo-zélandais du troisième ligne Tom Wood avec qui il a joué il y a quelques années pour la province de North Otago.

Afrique du Sud : Blague de potaches

Pour fêter leur victoire face à la Namibie, les Springboks se sont payés une petite virée nocturne. La joyeuse troupe qui comprenait neuf joueurs de l’équipe, sous la houlette de leur capitaine emblématique John Smit, est partie d’Auckland (le lieu du match) pour rejoindre leur camp de base situé à Taupo, une petite ville réputée pour abriter le plus grand lac du pays. En route, la bande s’est arrêtée dans un bar de Matamata dans la région de Waikato pour combler un petit creux. Mais l’établissement ne servait pas à manger… En sortant, les joueurs ont tenté de dérober une enseigne à la fougère dorée (l’emblème des all black) avant que la propriétaire des lieux n’intervienne. Interrogé par les médias sur cet épisode, John Smit a déclaré : « C’était une bonne vieille blague. Je pense que la propriétaire s’est rendue compte que c’était une plaisanterie une fois que ça s’est calmé »

Argentine : L’art du barbecue

A l’heure du tout diététique, le staff argentin n’a pas osé interdire la pratique de l’asado, cet art particulier du barbecue à l’Argentine. Après leur courte défaite face à l’Angleterre (9-13) en début de Coupe du monde, les Argentins ont profité de leur  jour de relâche pour organiser un barbecue dans les jardins de leur hôtel à Dunedin. Une tradition pour les Pumas. A la manœuvre, on retrouvait deux premières lignes, le pilier Martin Scelzo et le talonneur Mario Ledesma.

 Tonga : Isitolo Maka privé de cheval

Avant de préparer tout au long de cette semaine leur rencontre décisive avec la France, les joueurs tongiens ont pris un dernier grand bol d’air au bord de la mer à Paihia.  Les hommes du Pacifique se sont essayés au parachutisme ascensionnel ou encore au kayak. Isitolo Maka, l’entraîneur tongien, lui, a souhaité faire un petite ballade à cheval… Il a finalement renoncé : « Ils m’ont dit que j’étais trop lourd »

 Fidji : La messe tous les soirs

La foi des joueurs fidjiens n’est plus à démontrer. Avant leur départ en Nouvelle-Zélande, les Fidjiens avaient fait leurs adieux au pays lors d’une messe célébrée dans une église méthodiste de la capitale des Fidji, Suva. Et la prière fait partie intégrante de l’avant-match. « Tous les soirs, nous allons à la messe ensemble. Ça nous rassemble, pas juste mentalement et physiquement, mais aussi au plan spirituel », explique le capitaine fidjien Deacon Manu.

E.M (avec Rugby News Service)

h1

Le Canada sort ses barbus face aux Tonga

13 septembre 2011

L’équipe canadienne de rugby espère faire une entrée remarquée le 14 septembre pour son premier match de Coupe du monde. Elle affrontera les Tonga, défaits par les All Blacks lors du match d’ouverture de la compétition (41-10). Et les Canadiens savent qu’ils devront affronter une équipe tongienne très remontée. Elle présentera d’ailleurs un tout autre visage puisque 11 changements ont été réalisés dans le XV de départ contre le Canada par rapport à celui qui a été battu par la Nouvelle-Zélande.

Cette rencontre permet d’exhumer quelques souvenirs. En 1987, lors de la première Coupe du monde, ces deux équipes s’étaient déjà affrontées en phase de poule. Et le Canada s’était alors largement imposé (37-4). En 2003, bis repetita, avec une nouvelle victoire du Canada (24-7). Deux défaites que les Tonga entendent bien effacer mercredi à Whangarei. Car les deux équipes ont connu des évolutions assez différentes au cours des dernières années, les Tonga figurant désormais devant le Canada dans le classement mondial de la Fédération internationale de rugby (IRB).

Le combat s’annonce donc très dur entre les guerriers du Pacifique et les robustes combattants canadiens. Et seules les barbes fournies de trois avants canadiens titulaires pour cette rencontre devraient quelque peu amortir les chocs. Jebb Sinclair, Adam Kleeberger et Hubert Buydens, semblent avoir choisi de ressembler le plus possible à des bûcherons canadiens (cf photo ci-desus). Tous trois arborent de belles barbes, la palme revenant à l’hirsute troisième-ligne Adam Kleeberger. Le trio, qui porte désormais le nom de « The Beardo», suscite un grand intérêt médiatique (cf vidéo ci-dessous). Ils n’ont certes pas l’aura d’un Sébastien Chabal, dont le look tenait en haleine de nombreux journalistes en 2007. Mais ils ne passeront pas inaperçus lors de cette Coupe du monde au terme de laquelle ils ont promis de se raser. O.B.

h1

Les Tonga ouvriront le bal

8 septembre 2011

Lors de la Coupe du monde 2003, une scène marquante s’était déroulée juste avant le début du match de poule entre les Tonga et la Nouvelle-Zélande, à Brisbane. Alors que les All Blacks étaient en train de réaliser leur haka, l’équipe des Tonga avait décidé d’interpréter sa danse traditionnelle, le sipi tau, et de venir défier leurs adversaires (cf vidéo ci-dessous). Elle avait ensuite subi une lourde défaite (7-91). Si ce geste est resté gravé dans les mémoires, c’est parce que la « tradition » veut que l’équipe qui affronte les All Blacks observe le silence pendant leur haka. Libre à elle cependant d’adopter l’attitude qu’elle souhaite face aux joueurs néo-zélandais : elle peut les regarder ou tenter de les ignorer. Et lorsque deux équipes du Pacifique s’affrontent, elles interprètent tour à tour leur danse traditionnelle avant le coup d’envoi.

Les retrouvailles entre la Nouvelle-Zélande et les Tonga, qui disputeront le 9 septembre le match d’ouverture de la Coupe du monde (cf calendrier), suscitaient du coup un intérêt particulier. Huit ans après, les joueurs des Tonga allaient-ils se permettre de défier les  Blacks à domicile, sur la pelouse du mythique Eden Park (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« )?  Le protocole a mis fin au suspens : ce sera au Tonga de réaliser d’abord le sipi tau. Il revient désormais aux All Blacks de décider le moment de lancer leur haka, pendant ou après la danse traditionnelle de leurs adversaires. O.B.

h1

Paires de frères

6 septembre 2011

La première Coupe du monde a vu deux frères décrocher ensemble le titre mondial: les jumeaux néo-zélandais Alan et Gary Whetton. Ils occupaient respectivement les postes de deuxième-ligne et de flanker chez les All Blacks. En 2007, une autre équipe alignait des frères jumeaux: l’Argentine avec Felipe et Manuel Contepomi, qui ont participé ensemble aux éditions 2003 et 2007. Deux trois-quarts qui ont même composé à cinq reprises  en Coupe du monde la paire de centres des Pumas (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite»). Et ce sera le tour de l’Australie en 2011 avec Anthony et Saia Faingaa.

D’autres frères ont réussi à être sacrés champions du monde ensemble: les premières lignes sud-africains Bismarck et Jannie du Plessis. Tout deux étaient remplaçants lors de la finale gagnée par les Springboks en 2007 face à l’Angleterre. Et ils peuvent espérer obtenir un nouveau titre mondial en Nouvelle-Zélande puisqu’ils font partie du groupe de 30 joueurs retenus pour cette compétition. Un trophée également convoité par une autre paire de frères premières-lignes: les piliers néo-zélandais Ben et Owen Franks (cf photo ci-dessus). Ils jouent aussi dans le même club, celui des Crusaders. Tout comme les du Plessis qui portent les couleurs du même club sud-africain, celui des Sharks.

La compétition qui débute le 9 septembre (cf calendrier) permettra également aux frères italiens Mauro et Mirco Bergamasco de disputer une nouvelle Coupe du monde ensemble, après celles de 2003 et de 2007 (cf vidéo ci-dessous). Pour les Namibiens Darryl et Ryan de la Harpe, il s’agira par contre d’une première. Tous deux sont arrivés voilà peu en équipe nationale, ne totalisant que onze sélections. Et ils auraient même pu jouer en Nouvelle-Zélande avec leur jeune frère, Sergio, qui n’a finalement pas été retenu par le sélectionneur Johan Diergaardt. Il se tient cependant prêt, au cas où… Enfin, la prochaine Coupe du monde permettra également à deux frères tongiens de se retrouver. Mais ils n’évolueront pas ensemble sur la pelouse: Isitolo Maka, qui a porté le maillot des All Blacks, sera l’entraîneur des Tonga, tandis que son jeune frère Finau en sera le capitaine.

MISE A JOUR (07/09): cette note m’a vraiment donné du fil à retordre tant les frères sont nombreux sont cette  CDM et pas mal d’entre eux avaient été oubliés dans la version précédente. Certaines fratries pourtant aux yeux: les Canadiens Jamie et Phil Mackenzie, les Ecossais Sean et Rory Lamont, les Samoans George et Tusi Pisiata ou les Américains Andrew et Roland Suniula. D’autres liens familiaux sont plus difficiles à repérer car les frères ne jouent pas toujours sous le même maillot. C’est le cas d’Alesana Tuilagi (Samoa) et Manu Tuilagi (Angleterre), Salesi Ma’afu (Australie) et Campese Ma’afu (Fidji), ainsi que Sailosi Tagicakibau (Samoa) et Michael Tagicakibau (Fidji). Soit 13 paires de frères en tout dans cette CDM. Cette fois, le compte est bon !

O.B.