Posts Tagged ‘Wallabies’

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Les Gallois n’abandonnent pas leur capitaine

20 octobre 2011

Un match pour la troisième place est toujours une duel entre nations déçues qui ont vu s’envoler leur rêve de finale. L’affrontement entre les Gallois et les Australiens, qui aura lieu ce vendredi 21 octobre à l’Eden Park, n’échappe pas à ce schéma. Mais pour les Diables rouges, ce match aura une importance toute particulière. Car l’équipe galloise garde un goût très amer après sa demi-finale contre la France, perdue d’un petit point (8-9). Elle juge trop sévère l’expulsion de son capitaine Sam Warburton dès la 19e minute pour un plaquage dangereux. Une décision qui a contraint les Gallois à disputer trois-quart de la rencontre en infériorité numérique. Et loin d’en vouloir à Warburton, les joueurs veulent désormais lui rendre justice en décrochant la médaille de bronze face aux Wallabies. Car le jeune troisième-ligne, qui a écopé d’une suspension de trois semaines (cf photo), ne pourra pas participer à cette rencontre. Le pilier Gethin Jenkins sera le capitaine des Gallois en petite finale.

Pour le quotidien gallois South Wales Morning Post, il ne s’agit pas simplement d’une question d’orgueil. Il revient sur la dernière Coupe du monde, lorsque les Pumas ont battu les Bleus en petite finale. Ils avaient ainsi validé leur très beau parcours dans l’édition de 2007. Et les Gallois se doivent de faire de même. « L’équipe de Warren Gatland a réalisé une belle compétition à cette date, en gagnant plein de nouveaux amis et de supporters grâce à son professionnalisme, l’implication de ses joueurs et son rugby entreprenant« , écrit le journal. En battant l’Australie, les Gallois ne se contenteraient pas de ramener au pays des médailles de bronze. « Si les Gallois venaient à perdre, ils termineraient cette Coupe du monde sur un bilan mitigé de quatre victoires et trois défaites qui ne reflèterait pas correctement leurs brillantes performances au cours des six dernières semaines« , ajoute le journal. O.B.

PS: Cliquez ici pour découvrir la composition des deux équipes.

MISE A JOUR 21/10/2011: les Australiens ont battu les Gallois (21-18) et décroché la troisième place de cette CDM. En 1987, les Gallois avaient gagné la petite finale face à ces mêmes Wallabies (22-21)

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Les Wallabies veulent le manger tout Cru-den

15 octobre 2011

La presse néo-zélandaise et australienne est riche avant la demi-finale de Coupe du monde qui verra All Blacks et Wallabies s’affronter à l’Eden Park. The Dominion Post, quotidien de Wellington, consacre sa une à celui qui aura la lourde tâche d’animer demain l’attaque néo-zélandaise: Aaron Cruden (22 ans), appelé dans le groupe après le forfait de Daniel Carter. Remplaçant en quart de finale, il sera titulaire face aux Wallabies. La photo de Cruden figure en première page du quotidien, à côté d’une comparaison entre cet ouvreur (1,75 m, 82 kilos) et les mensurations du plus grand joueur australien, le deuxième-ligne Daniel Vickerman (2,04 m). Le journal a calculé la taille moyenne des joueurs au moment du coup d’envoi: elle sera d’1,82 m. Malgré son petit gabarit, ce « petit homme au grand coeur » essaiera de se frayer un chemin au milieu de la défense australienne. Le journal rappelle que Cruden a déjà dû surmonter de terribles épreuves malgré son jeune âge, à commencer par un cancer aux testicules en 2008.

Pour se hisser en finale, les Wallabies comptent également  sur un jeune joueur, James O’Connor. En quart de finale contre l’Afrique du Sud, cet ailier de 21 ans a inscrit la pénalité qui a permis à son équipe de reprendre le score à la 72e minute et de s’imposer finalement de deux points (11-9). En première page du quotidien australien The Daily Telegraph, ce bouillonnant trois-quart fait « le saut de la confiance« . Et le journal propose notamment une tribune signée par l’Australien Eddie Jones, qui a contribué en 2007 au sacre mondial des Springboks (cf le livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). Pour lui, les Wallabies peuvent rivaliser physiquement et techniquement avec les All Blacks. Mais ils auront une très dure bataille mentale à livrer face à cette équipe qui jouera à domicile, dans sa forteresse de l’Eden Park. « S’ils parviennent à résister à cette pression, ils peuvent gagner« , écrit Eddie Jones.

Dans son édition datée du 15 octobre, The New Zealand Herald préfère insister sur la force du groupe néo-zélandais, avec un « Yes we can » (« Oui, nous le pouvons« ) emprunté à Barack Obama. Pour le journal, ce sont les All Blacks qui sont les grands favoris de cette rencontre face « au vieil ennemi » australien. Il a interrogé huit légendes du rugby mondial (Tana Umaga, Wayne Shelford, David Campese…) et toutes voient une victoire des All Blacks.  « Beaucoup estiment que ce match est la véritable finale de la Coupe du monde« , ajoute le journal. Un match entre nations de l’hémisphère Sud semblait en effet le plus probable dimanche prochain. Mais les Irlandais ont modifié le scénario en battant les Wallabies lors de la phase de qualification. Et le duel annoncé contre une nation du Nord le 23 octobre paraît bien moins séduisant aux yeux de nombreux observateurs de l’autre hémisphère. O.B.

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All Blacks-Wallabies: la légende au prix fort

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All Blacks-Wallabies : la légende au prix fort

12 octobre 2011

L’affiche aurait pu être celle de la finale. C’était sans compter sur les Irlandais qui ont joué un mauvais tour aux Australiens lors des matchs de poule. Les All Blacks et les Wallabies s’affronteront bien en demi-finale, dimanche dans le stade mythique de l’Eden Park (cf histoire de cette enceinte dans « Rugby, Coupe du monde inédite« . Une rencontre entre deux équipes marquées par une longue histoire de rivalité. L’Australie n’a plus battu la Nouvelle-Zélande dans son jardin de l’Eden Park depuis 1986.

Des deux côtés de la mer de Tasmanie, la rencontre suscite un énorme engouement. Selon le New Zealand Herald, les échanges de billets, la location de loges par des entreprises australiennes et les paris sportifs battent leur plein. La plupart des vols en provenance d’Australie vers la Nouvelle-Zélande affichent complet. Et certains sont prêts à payer une fortune pour s’assurer une place dimanche parmi les 60 000 spectateurs de l’Eden Park. Ainsi, un package incluant trois nuits d’hôtel et deux billets pour les demi-finales se vend à  2 500 euros. Une formule «billet et apéritif d’avant match» s’écoule à près de 600 euros. La rivalité exacerbée entre les deux équipes ne date pas d’hier. En 1903, l’Australie et la Nouvelle-Zélande s’affrontent pour la première fois à Sydney. Les deux équipes ont disputé plus de 142 rencontres. Les All Blacks comptent 96 victoires contre 41 défaites et cinq matchs nuls. En Coupe du monde, le quotidien The Australian rappelle habilement que par deux fois les Australiens ont éliminé les Néo-Zélandais au stade des demi-finales en 1991 (avec une passe magistrale de Campese pour Horan cf vidéo) et en 2003. Leurs deux dernières confrontations remontent au mois d’août dans le cadre du Tri-Nations: les All Blacks ont battu les Australiens à Auckland (30-14) puis les Wallabies ont gagné à Brisbane (25-20), remportant ainsi cette épreuve. E.M

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L’arbitre Lawrence maudit en Afrique du Sud

11 octobre 2011

Quatre ans après l’élimination des All Blacks par la France en quart de finale de la Coupe du monde, un homme continue d’être honni en Nouvelle-Zélande: l’arbitre anglais Wayne Barnes… La photo-ci-contre, prise le mois dernier dans un pub de Rotorua, en est une parfaite démonstration. Pour beaucoup de supporters néo-zélandais, il est le principal responsable de la défaite all black (18-20). Ils lui reprochent surtout de ne pas avoir sifflé un en-avant sur l’essai inscrit par Yannick Jauzion en deuxième mi-temps (cf vidéo ci-dessous).

En 2011, c’est au tour d’un arbitre néo-zélandais de faire face à une vague de critiques. « Bryce Lawrence est devenu l’ennemi public numéro 1 en Afrique du Sud« , écrit le site d’information IOL. Lawrence (cf photo ci-dessous)) est rendu responsable de la défaite des Springboks face à l’Australie (9-11). Lancée dans la foulée, une page facebbok intitulée « Petition To Stop Bryce Lawrence Ever Reffing A Rugby Game Again » (« Pétition pour que Bryce Lawrence n’arbitre plus jamais un match de rugby ») rassemble déjà plusieurs dizaines de milliers de personnes. Pour le chroniqueur sud-africain Peter Greenaway, cet arbitre n’a pas appliqué les consignes sur le jeu au sol, laissant notamment le troisième-ligne australien David Pocock gratter de nombreux ballons. Le joueur australien a été désigné homme du match.

Comme en 2007, une passe fait polémique: celle jugée en-avant par les arbitres de cette rencontre sur l’essai inscrit par le jeune arrière sud-africain Pat Lambie à la 46e minute. Cet essai refusé suscite de nombreux regrets dans le camp sud-africain. Le capitaine des Sprinbgboks, John Smit, a lui aussi fait part de son incompréhension face à l’arbitrage de Bryce Lawrence. Ce dernier avait déjà dû essuyer les critiques australiennes après la défaite des Wallabies face à l’Irlande, en match de poule. L’IRB n’a pas tenu à commenter ces polémiques, se contentant d’annoncer les noms des arbitres pour les deux demi-finales: l’Irlandais Alain Rolland dirigera la demi-finale entre la France et le pays de Galles, le 16 octobre, et le Sud-Africain Craig Joubert celle entre la Nouvelle-Zélande et Australie le lendemain. O.B.

PS: merci aux Petits Pères voyageurs qui mettent leurs photos à disposition du blog

A lire aussi: Walsh ne siffle plus que sur le terrain

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Moustache face à la garde noire

11 octobre 2011

Le titre de cette note pourrait être celui d’un roman de cape et d’épée. Mais pas de chevalier ou de mousquetaire à l’horizon, juste un entraîneur de rugby: Marc Lièvremont, alias Moustache depuis quelques jours (cf photo ci-contre). Le technicien français a de quoi se sentir seul en demi-finale de la Coupe du monde étant donné que les trois autres entraîneurs sont néo-zélandais. Graham Henry dirige la Nouvelle-Zélande,  Warren Gatland le pays de Galles et Robbie Deans l’Australie. Et les chances de voir un entraîneur français gagner cette Coupe du monde sont du coup bien moindres que celles de voir un Néo-Zélandais décrocher le graal sur sa terre natale.

La demi-finale entre les All Blacks et les Wallabies offrira un duel très attendu entre Graham Henry et Robbie Deans. Ce dernier est considéré comme un renégat pour avoir accepté en 2008 de prendre la direction de la sélection australienne (cf vidéo ci-dessous). Et si son équipe parvient à éliminer les All Blacks de la Coupe du monde le 16 octobre, son nom risque d’être associé jusqu’à la fin de sa carrière à une terrible catastrophe nationale. D’autant plus qu’il s’appuie sur un ouvreur d’origine néo-zélandaise, Quade Cooper. O.B.

A lire aussi: Un entraîneur néo-zélandais sinon rien

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Les demi-finalistes de 1987 sont de retour

9 octobre 2011

Vingt-quatre ans après la première édition de la Coupe du monde, organisée en Australie et en Nouvelle-Zélande, les supporters peuvent ressortir les banderoles et les calicots de 1987. On retrouve en effet les quatre mêmes nations en demi-finales: le pays de Galles, la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cette dernière a dominé ce 9 octobre l’Argentine (33-10). Une rencontre gagnée par les All Blacks grâce à la précision de leur demi-de-mêlée Piri Weepu, qui a marqué 7 pénalités, et deux essais de Kieran Read et Brad Thorn.  Les Argentins ont également marqué un essai, signé Julio Farías Cabello.

Les oppositions ne sont cependant pas les mêmes qu’en 1987. A l’époque, les All Blacks avaient défié le pays de Galles en demi-finale, et la France avait joué, et gagné, contre l’Australie (cf vidéo ci-dessous). Cette fois, les deux équipes du Nord joueront l’une contre l’autre, tandis que la Nouvelle-Zélande et l’Australie, données favorites pour cette compétition, disputeront un « clásico » de l’hémisphère Sud. Les deux rencontres se dérouleront à Auckland dans le stade de l’Eden Park (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). O.B.

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La passe de trois pour les Wallabies ?

9 octobre 2011

Deux dates et le dessin d’une Coupe figurent sur la manche droite du maillot australien: 1991 et 1999. Deux titres de champions du monde qui font de l’Australie l’équipe la plus titrée en Coupe du monde, à égalité avec les Springboks qui ont gagné cette compétition en 1995 et 2007. Deux équipes qui s’affrontaient ce 9 octobre à Wellington en quart de finale. Et ce sont les Springboks qui son restés sur le carreau, l’Australie s’imposant de justesse (11-9). Malgré leur très large domination, les Boks n’ont pas réussi à inscrire d’essai au cours de cette rencontre. A l’inverse, les Wallabies ont marqué dès la 12e minute grâce à leur capitaine James Horwill (cf photo). Le jeune trois-quart aile James O’Connor a manqué la transformation mais a ensuite inscrit deux pénalités, la deuxième étant décisive à la 72e minute. En demi-finale, les Australiens affronteront le vainqueur du match opposant les All Blacks à l’Argentine.  Et ils peuvent donc rêver de gagner un troisième titre mondial en Nouvelle-Zélande. O.B.

PS: Surprenants ces quarts! Ce sont les équipes classées deuxièmes de leur groupe de qualification qui gagnent (Pays de Galles, France, Australie). Au tour des Pumas?

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Les Boks misent sur l’expérience

8 octobre 2011

C’est l’équipe la plus expérimentée de toute l’histoire du rugby sud-africain. Le dimanche 9 octobre, à Wellington, les quinze Springboks présents sur la pelouse cumuleront plus de 836 capes. Face à eux, l’Australie, l’équipe la plus jeune de la Coupe du monde. Une opposition de génération doublée d’une opposition de style. D’un côté, une ligne de trois quarts wallabies virevoltante (Beale, O’Connor, Ashley-Cooper, Quade Cooper). De  l’autre, un pack d’avants sud africain taillé pour le combat et le défi physique. Peter de Villiers, le rusé sélectionneur sud africain, ne l’a jamais caché. Pour conserver sa couronne mondiale, l’Afrique du Sud fait confiance à l’équipe championne du monde en 2007. Selon le site de la BBC, l’équipe de départ des springboks comprendra huit joueurs qui étaient titulaires lors de la finale de 2007 au Stade de France (cf vidéo ci-dessous). Une mainmise qui aurait pu être encore plus importante sans les blessures de François Steyn et Bakkies Botha. Seuls trois joueurs titularisés dimanche n’étaient pas de l’aventure de 2007 : l’arrière Pat Lambie, le demi d’ouverture Morne Steyn et le troisième ligne Heinrich Brussow. Symbole de cette stratégie, la titularisation de John Smit l’emblématique talonneur des Boks pour affronter les Wallabies. Or, les performances de Bismarck Du Plessis, le second talonneur sud africain, auraient pu semer le doute. Mais on ne se passe si facilement d’un leader comme Smit. Et de Villiers reste fidèle à ses idées…E.M

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Samo aussi à l’aise à l’aile

3 octobre 2011

Le vétéran australien Radike Samo avait déjà prouvé en août face aux All Blacks lors du Tri-Nations qu’il possédait une belle vitesse de pointe en marquant un magnifique essai (cf vidéo ci-dessous). Face à la Russie, le 1er octobre, ce troisième-ligne centre a su démontrer qu’il pouvait en plus faire preuve d’une belle polyvalence. Samo était en effet aligné au poste de trois-quart aile, avec le numéro 14 dans le dos. En raison d’un grand nombre de blessés au sein des lignes arrières, Robbie Deans, l’entraîneur de l’Australie, n’a pas hésité à faire glisser ce joueur massif (117 kilos) à l’aile pour le dernier match de poule des Wallabies. Le plus gros trois-quart aile depuis l’ancien All Black Jonah Lomu! Radike Samo a fort bien rempli sa mission, les Australiens remportant largement cette rencontre (68-22). Malheureusement pour Robbie Deans, un autre trois-quart s’est blessé pendant ce match: Drew Mitchell. Touché à une cuisse, il semble forfait pour le reste de la Coupe du monde. Des renforts devraient donc être appelés cette semaine. Car les Australiens auront grandement besoin de Samo au poste de numéro 8 pour leur quart de finale contre l’Afrique du Sud. O.B.

A lire aussi: Samo trace sa route

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Deans sabote à merveille les Wallabies

29 septembre 2011

Avec les phases finales qui approchent, la pression monte d’un cran chez les équipes qualifiées pour la prochaine étape. La Nouvelle-Zélande est déjà certaine de participer à la phase suivante, tandis que l’Australie a besoin d‘une victoire sur la Russie lors de son dernier match de poule pour s’assurer d’une place en quart de finale (cf calendrier). Un match qui ne devrait être qu’une formalité pour les Wallabies. Et les supporters de ces deux équipes fourbissent déjà leurs armes dans la perspective d’un affrontement en demi-finale entre ces deux poids lourds de la compétition. L’une des principales cibles des Néo-Zélandais est Robbie Deans, l’entraîneur des Australiens. Sa nomination avait fait beaucoup de bruit en 2008: un Néo-Zélandais prenait pour la première fois la tête de la sélection australienne. Entraîneur emblématique et ancien All Black, Robbie Deans « passait à l‘ennemi ».

Même si les eaux se sont calmées, Deans fait toujours l’objet de nombreuses blagues ou moqueries en Nouvelle-Zélande. Comme en témoigne cette lettre dont le signataire serait l’entraîneur des All Blacks, Graham Henry. Largement diffusé par mail, ce texte a été repris par de nombreux forums et sites d’information. Son contenu reproduit un message que Henry aurait envoyé à Robbie Deans. En voici les principaux extraits:
« Cher Robbie
Bravo pour ta cinquantième sélection en tant qu’entraîneur des Wallabies (face à l‘Irlande). Je ne peux que commencer cette lettre en te félicitant pour l’excellent travail que tu fais pour le rugby néo-zélandais depuis 2008. C’est une mission à long terme, mais le plan visant à permettre aux All Blacks de gagner la Coupe du monde 2011 à domicile fonctionne à merveille. Mon idée consistant à te faire embaucher par la Fédération australienne en tant qu’entraîneur de manière à pouvoir saboter les Wallabies de l’intérieur était, de mon modeste point de vue, un coup de génie.  (…) Je pense qu’il convient de rappeler quels ont été les dix principaux actes de sabotage à ce jour:
1/perdre contre l’Irlande (cf vidéo ci-dessous) 2/donner le capitanat à Elsom alors qu’il n’avait plus joué depuis deux ans pour le pays et le lui retirer juste avant la Coupe du monde 3/perdre contre l’Ecosse (en 2009) (…)

Je ne peux pas croire qu’ils aient renouvelé ton contrat pour deux ans de plus. (…) Bravo de nouveau. On se voit comme prévu chez Richie (McCaw) pour fêter la manière dont on a eu les Australiens. Sincèrement, Graham Henry »

En 2007, c’est un Australien qui passait pour le traître de service: Eddie Jones (cf livre « Rugby, Coupe du monde inédite« ). Il avait accepté de conseiller les Sud-Africains pour la précédente Coupe du monde, au grand dam des supporters des Wallabies. Le 20 octobre 2007, les Springboks levaient le trophée Webb Ellis, avec Eddie Jones à leur côté sur la pelouse du Stade de France. Robbie Deans rêve probablement d’un final similaire aux côtés des Wallabies. La réponse des supporters australiens ne devrait en tout cas pas se faire attendre. Ils aiment notamment rappeler aux fans des All Blacks que c’est un joueur natif de Nouvelle-Zélande, Quade Cooper, qui pourrait les crucifier dans cette compétition. O.B.